Par DDK | 18 Juillet 2018 | 994 lecture(s)

Accès aux dépôts de stockage de céréales

Le réaménagement des horaires réclamé

La campagne moisson-battage, lancée il y a deux semaines, bat son plein à travers la wilaya de Bouira. Cette année, la récolte s’annonce prometteuse si l’on se fie aux services agricoles, qui tablent sur une importante production céréalière, toutes variétés confondues.

Il va sans dire que le fort taux de pluviométrie, enregistré dans la wilaya, a eu un impact positif sur la filière céréaliculture. Au niveau des différents dépôts de stockage des céréales à travers la wilaya, à l’exemple de celui de Bouira, des files interminables de semi-remorques, camions et tracteurs, remplis à ras bord de céréales, se forment devant ces lieux de stockage, depuis quelques semaines. Au centre-ville de Bouira, où est implantée la Coopérative des céréales et des légumes secs (CCLS), ces files s’allongent pour atteindre l’arrêt des bus jouxtant le campus universitaire. La rue menant au dépôt est carrément fermée à la circulation, tellement le flux des camionneurs est important. Sur les lieux, certains transporteurs, qui viennent d’El Esnam, El Hachimia, Bechloul ou d’Aïn Bessem, attendent des heures pour accéder aux entrepôts de stockage. Beaucoup s’y pointent dès les premières heures de la matinée. La tâche n’est pas du tout aisée pour ces transporteurs. Elle demande beaucoup de patience. En plus des longs délais d’attente, des transporteurs et des céréaliers se plaignait aussi du planning de travail des dépôts de stockage. Ces dépôts ferment leurs portent à 18 h, ce qui n’est pas pour arranger les affaires des céréaliers. Cette doléance a été, justement, exposée par un élu de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) lors de la dernière session ordinaire de l’assemblée. Selon celui-ci, les horaires de travail actuels n’arrangent pas les intervenants dans ce créneau. Ces derniers souhaitent donc que ces horaires soient revus de sorte à leur permettre d’accéder aux entrepôts au-delà de 18h. Le même élu a indiqué que les agriculteurs n’ont pas d’autre espace autre que la CCLS pour stocker toutes les quantités récoltées dans la journée. Pis encore et en l’état actuel des choses, beaucoup n’arrivent pas à décharger la marchandise à 18 heures passées, ce qui les contraints donc de rebrousser chemin. Situation qui fait que les camions et tracteurs chargés restent immobilisés toute la nuit, ce qui freine l’opération moissons-battage, surtout en ces chaleurs caniculaires durant lesquelles le risque de départs d’incendie dans les champs est omniprésent. Les céréaliers attendent, donc, un geste des pouvoirs publics pour prolonger les horaires d’accès aux dépôts de stockage. Il est utile de rappeler qu’il y a quelques années, les mêmes céréaliers éprouvaient beaucoup de peine à accéder, durant la journée, au CCLS, en raison de l’interdiction d’accès des poids lourds en ville. A l’époque, il avait fallu l’intervention du wali Maâskri pour régler ce problème.
D Moulla.

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