Par DDK | 24 Juillet 2018 | 941 lecture(s)

M'Chedallah

On incinère toujours les ordures

En dépit des fortes chaleurs qui sévissent depuis quelques jours et le risque de départs d’incendies ravageurs, dans la daïra de M’chedallah, l’on recourt toujours à la destruction par le feu des déchets et ordures ménagers. C’est le cas au niveau des dépotoirs et décharges publiques, notamment celles de Tiksiridéne aménagée par l'APC d'Aghbalou et celle de Saharidj. Ces deux décharges sont comme deux géants qui fument sans interruption leurs pipes. Bien plus grave, il arrive que le feu déborde sous la poussée de violentes bourrasques de vent pour s'attaquer au tissu végétal des environs comme en témoignent les surfaces forestières calcinées autour de ces décharges aménagées. Non seulement ces foyers de feux, distants l'un de l'autre d'à peine 1000 mètres à vol d'oiseau, plongent toute la région dans une étouffante et infernale chaleur, mais ils contribuent aussi à la pollution de l'air en laissant s'échapper des colonnes de fumée noires, ocres et asphyxiantes. Il est utile de signaler que la composante de ces décharges est constituée à plus de 50% de plastique. Une matière qui représente de graves risques sur la santé des populations lorsqu’elle brule. L’autre fait, non moins grave, relevé en ce mois de juillet que d’aucuns qualifient de très chaud, c’est le recours au feu des cantonniers chargés du nettoyage et désherbage des accotements des routes à grande circulation traversant la région à l’image de la RN 15. Ces ouvriers mettent systématiquement le feu aux amoncellements de déchets et autres herbes rassemblées en tas le long de ces routes. Jeudi dernier, des scènes similaires ont été enregistrées au niveau du tronçon de la RN15 entre le carrefour d'Oughazi et la rentrée ouest de la localité de Raffour. Affairés comme ils étaient à en finir avec leur tache, les ouvriers dépêchés sur les lieux ne mesurent pas le risque que représente le recours à un tel procédé d'incinération par le feu pour les routiers, et surtout pour les vergers oléicoles et les surfaces agricoles bordant ce tronçon de route. Il suffirait d'une étincelle pour voir n'importe quel véhicule flamber comme une torche, ou de vastes surface transformées en brasier par ces temps de grande canicule.

Oulaid Soualah

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