Par DDK | 24 Juillet 2018 | 1245 lecture(s)

Ath Rached

Une commune déshéritée

La commune d'Ath Rached, dont le chef-lieu est situé à 30 kms au sud-est de Bouira, est considérée comme l'une des communes les plus déshéritées de la wilaya et enregistre de multiples carences pour son développement local. Comptant essentiellement sur les subventions de l'État, la municipalité peine à amorcer l'essor tant escompté. Nonobstant les potentialités qu'elle possède, elle sombre néanmoins dans l'inertie et le marasme économique. Peuplée d’environ 12 000 âmes, cette localité possède des atouts non négligeables en agriculture notamment, à travers les filières de l'oléiculture, de l'élevage des cheptels (ovins, bovins, caprins et avicoles), des maraîchages et de la céréaliculture. Cette municipalité est constituée de 16 villages qui enregistrent, à des degrés variables, des insuffisances flagrantes dans plusieurs volets. Parmi ces villages, l’on peut citer : Hidous, Assif Lakhmis, Avoulil, Taghzout, Ighil Nath M'hand, Chréa et bien d'autres. Néanmoins, le village de Chréa se singularise par le fait d’enregistrer une panoplie de déficits qui touchent presque tous les volets : l'eau potable, l'aménagement urbain, le gaz de ville, les sports et loisirs, la santé... Les habitants du village touchés par la pénurie de l'eau potable, ce précieux liquide, se voient contraints d’acheter des citernes d'eau payées rubis sur ongle à raison de 1000 DA l’unité. La pénurie d'eau sur les réseaux de distribution ne cesse de rendre de plus en plus leur quotidien difficile. Sur un autre registre, les jeunes de ce patelin se morfondent dans l'oisiveté et le vide, car ils n'ont pas le moindre espace de loisir ou de culture pour les accueillir. Seul un stade existe, aménagé par la seule volonté des jeunes de ce village, il y a des années de cela, mais c’est une aire qui manque de tout. Sans clôture, ni vestiaires, ni toute autre commodité, ce terrain vague sert de joutes footballistiques conviviales, même s’il semblerait au commun des mortels impraticable. «Les autorités communales ont pourtant promis de prendre en charge ce stade pour l’aménager. Nous attendons qu'elles tiennent cette promesse», déclare un jeune du village.

Y. S.

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