Par DDK | 24 Juillet 2018 | 851 lecture(s)

El Esnam

Les locaux, à l’abandon, de nouveau squattés

Les 100 locaux dits «du Président» de la localité d’El-Esnam, une commune sise à 13 kms au sud-est du chef-lieu de la wilaya de Bouira, reste toujours inexploité. Depuis quelques semaines, ces locaux sont la cible de squatteurs qui ont pris possession des lieux. Ainsi et selon les habitants du centre-ville de ladite commune, ces garages abandonnés ont été transformés, ces dernières années en repaires de délinquants qui s’y adonnent à la consommation de drogue et autres boissons alcoolisées. Situés à l’entrée Ouest de la ville d’El Esnam, les locaux réalisés il y a près d’une décennie ont subi beaucoup de dégradations. Au fil des années, cette dégradation s’est accentuée au vu et au su de tous, sans que quelqu’un n’ose tirer la sonnette d’alarme pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur cet état de fait. Si les intempéries ont eu raison de la toiture, les fenêtres et les portes de ces locaux ont été subtilisées. Lors d’une virée que nous avons effectuée sur les lieux, il nous a été donné de constater l’état dommageable de ces locaux laissés à l’abandon et surtout l’ampleur du gâchis. En effet, les lieux ont été transformés en une décharge à ciel ouvert où bouteilles et canettes de bières et autres détritus jonchent les alentours. «Les locaux commerciaux n’avaient pas été attribués au moment opportun, ce qui a empêché les jeunes chômeurs de la localité d’y installer des activités commerciales ou artisanales. Certaines activités auraient pu créer des emplois si les locaux étaient mieux exploités et utilisés à bon escient», regrette un jeune d’El Esnam. Depuis le début du mois en cours, ces locaux sont transformés en refuge par une trentaine des jeunes d’Ain-Defla et de Médéa pour la plupart, venus travailler dans le domaine agricole, à savoir les pépinières et champs de patates d’El Esnam. A signaler que les locaux en question se trouvent juste à la lisière des fermes agricoles. «Les ouvriers agricoles font toutes les nuits du feu pour préparer à manger, mais ce procédé s’avère dangereux, surtout en ces temps de grandes chaleurs, où la moindre étincelle peut faire d’énormes dégâts», regrette un habitant. La direction en charge de la gestion de ces équipements publics est vivement interpellée pour remédier à cette situation qui inquiète les riverains du site, lesquels craignent de potentiels incendies, dont les dommages et les conséquences ne peuvent être que tragiques.

Aziz C.

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