Par DDK | 28 Juillet 2018 | 783 lecture(s)

M'CHEDALLAH - Les RN 30 et 15 dégradées

L’entretien fait défaut…

Les RN 30 et 15, deux principales routes qui relient la wilaya de Bouira à celle de Tizi-Ouzou, via la chaîne montagneuse du massif du Djurdjura, sont dans un état de délabrement affligeant. La RN30 a pourtant bénéficié d'une importante opération de modernisation sur un tronçon de 27 km, entre le chef-lieu de la daïra de M'Chedallah et le col de Tizi n'Koulal. L'opération en question a été menée à terme en 2009, au grand bonheur des milliers d’usagers de la route, allant ou venant de Tizi-Ouzou, et des touristes locaux et étrangers qui «écument» en toutes saisons ces lieux paradisiaques. Malheureusement, une partie de ce tronçon, d'environ 10 km, qui traverse une partie rocheuse en haute montagne, a subi depuis de nombreuses dégradations, suite aux violentes agressions climatiques. Un état délabré aggravé par un manque flagrant d'entretien. Sur cette partie, il subsiste plusieurs points noirs, tels qu’un dangereux affaissement survenu à proximité de l'embranchement du village Imesdhourar. Un mouvement du sol qui a attendu plus de deux ans pour être pris en charge, durant le premier trimestre de l'année en cours. Mais force est de constater que les travaux ont été menés de manière bâclée. En effet, sur le gabion d'environ 20 mètres, réalisé en guise d'ouvrage de consolidation, et sur la chaussée solide apparaît une fissure de plus d'un mètre, laissée en l’état. Elle n'a même pas été colmatée, ce qui fait que le danger n'est pas totalement écarté sur les lieux. Les services de la subdivision des travaux publics (STP) de M’Chedallah ont jugé utile de laisser sur place le ruban multicolore et les deux fûts vides, pour signaler cette dangereuse faille. Plus loin, ce sont de grands rochers qui ont chuté depuis deux ans en pleine courbe d'un virage. Ces rochers occupent une partie de la chaussée du côté supérieur. Ils sont toujours au même endroit. A cela s’ajoutent des coulées de boue qui recouvrent la chaussée et les fossés de drainage des eaux pluviales, qui sont superbement ignorés. Sur les lieux, plusieurs glissières aménagées au niveau de vertigineux précipices sont présentement détachées. À partir du col de Tizi N'koulal, jusqu’à l'entrée du chef-lieu de commune d'Iboudraren, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, un tronçon d'environ 12 km est presque impraticable. En 2015, une entreprise a été chargée de le réfectionner. Cependant, elle n’a réalisé qu’une opération de décapage, avant de plier bagage, laissant ce tronçon dans un état lamentable. A l’heure actuelle, celui-ci est truffé de véritables cratères, de nombreux affaissement et d'infranchissables nids-de-poule. Les glissières de sécurité ont été aménagées de manière bâclée. La moindre fausse manœuvre sur les lieux ou un relâchement de vigilance des milliers d'usagers, qui l’empruntent de jour comme de nuit, se termineraient par une probable catastrophe. La RN15 la plus touchée La deuxième route la plus stratégique à M’Chedallah est indubitablement la RN15, qui relie la wilaya de Tizi-Ouzou, entre le carrefour de Chorfa, jusqu'à la commune d'Abi Youcef, via le col de Tirourda. Elle est dans un état beaucoup plus grave. Le tronçon qui traverse le village Selloum, relevant de la commune d'Aghbalou, ressemble à s’y méprendre à un véritable champ de bataille. En cause : le passage de plusieurs ouvrages souterrains d'utilité publique. Toutes les promesses des officiels pour remédier à cette situation sont restées sans effet. Les habitants d’Aghbalou n’ont cessé de se plaindre à longueur d'année des retombées de la dégradation de tronçon, qui fait aussi office de boulevard central. Plus haut sur la RN15, soit à partir de la sortie Nord du chef-lieu de commune d'Aghbalou, ce sont de multiples affaissements qui ont emporté des pans entiers de la chaussée, ce qui donne des sueurs froides aux automobilistes. C’est le cas, notamment, au niveau d'Ighil Azem et d’Aïn Zebda. Pour le cas du tronçon de Selloum, plusieurs commissions d'enquête se sont rendues sur les lieux, soit à chaque mouvement de protestation des villageois ou de requêtes-pétitions. Des interventions qui ne sont suivies d’aucune prise en charge. Oulaid Soualah
Les RN 30 et 15, deux principales routes qui relient la wilaya de Bouira à celle de Tizi-Ouzou, via la chaîne montagneuse du massif du Djurdjura, sont dans un état de délabrement affligeant. La RN30 a pourtant bénéficié d'une importante opération de modernisation sur un tronçon de 27 km, entre le chef-lieu de la daïra de M'Chedallah et le col de Tizi n'Koulal. L'opération en question a été menée à terme en 2009, au grand bonheur des milliers d’usagers de la route, allant ou venant de Tizi-Ouzou, et des touristes locaux et étrangers qui «écument» en toutes saisons ces lieux paradisiaques. Malheureusement, une partie de ce tronçon, d'environ 10 km, qui traverse une partie rocheuse en haute montagne, a subi depuis de nombreuses dégradations, suite aux violentes agressions climatiques. Un état délabré aggravé par un manque flagrant d'entretien. Sur cette partie, il subsiste plusieurs points noirs, tels qu’un dangereux affaissement survenu à proximité de l'embranchement du village Imesdhourar. Un mouvement du sol qui a attendu plus de deux ans pour être pris en charge, durant le premier trimestre de l'année en cours. Mais force est de constater que les travaux ont été menés de manière bâclée. En effet, sur le gabion d'environ 20 mètres, réalisé en guise d'ouvrage de consolidation, et sur la chaussée solide apparaît une fissure de plus d'un mètre, laissée en l’état. Elle n'a même pas été colmatée, ce qui fait que le danger n'est pas totalement écarté sur les lieux. Les services de la subdivision des travaux publics (STP) de M’Chedallah ont jugé utile de laisser sur place le ruban multicolore et les deux fûts vides, pour signaler cette dangereuse faille. Plus loin, ce sont de grands rochers qui ont chuté depuis deux ans en pleine courbe d'un virage. Ces rochers occupent une partie de la chaussée du côté supérieur. Ils sont toujours au même endroit. A cela s’ajoutent des coulées de boue qui recouvrent la chaussée et les fossés de drainage des eaux pluviales, qui sont superbement ignorés. Sur les lieux, plusieurs glissières aménagées au niveau de vertigineux précipices sont présentement détachées. À partir du col de Tizi N'koulal, jusqu’à l'entrée du chef-lieu de commune d'Iboudraren, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, un tronçon d'environ 12 km est presque impraticable. En 2015, une entreprise a été chargée de le réfectionner. Cependant, elle n’a réalisé qu’une opération de décapage, avant de plier bagage, laissant ce tronçon dans un état lamentable. A l’heure actuelle, celui-ci est truffé de véritables cratères, de nombreux affaissement et d'infranchissables nids-de-poule. Les glissières de sécurité ont été aménagées de manière bâclée. La moindre fausse manœuvre sur les lieux ou un relâchement de vigilance des milliers d'usagers, qui l’empruntent de jour comme de nuit, se termineraient par une probable catastrophe. La RN15 la plus touchée La deuxième route la plus stratégique à M’Chedallah est indubitablement la RN15, qui relie la wilaya de Tizi-Ouzou, entre le carrefour de Chorfa, jusqu'à la commune d'Abi Youcef, via le col de Tirourda. Elle est dans un état beaucoup plus grave. Le tronçon qui traverse le village Selloum, relevant de la commune d'Aghbalou, ressemble à s’y méprendre à un véritable champ de bataille. En cause : le passage de plusieurs ouvrages souterrains d'utilité publique. Toutes les promesses des officiels pour remédier à cette situation sont restées sans effet. Les habitants d’Aghbalou n’ont cessé de se plaindre à longueur d'année des retombées de la dégradation de tronçon, qui fait aussi office de boulevard central. Plus haut sur la RN15, soit à partir de la sortie Nord du chef-lieu de commune d'Aghbalou, ce sont de multiples affaissements qui ont emporté des pans entiers de la chaussée, ce qui donne des sueurs froides aux automobilistes. C’est le cas, notamment, au niveau d'Ighil Azem et d’Aïn Zebda. Pour le cas du tronçon de Selloum, plusieurs commissions d'enquête se sont rendues sur les lieux, soit à chaque mouvement de protestation des villageois ou de requêtes-pétitions. Des interventions qui ne sont suivies d’aucune prise en charge. Oulaid Soualah
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