Par DDK | 29 Juillet 2018 | 700 lecture(s)

M'chedallah - La santé en mal d’organisation

Cherche désespérément un laboratoire le week-end…

Le secteur de la santé dans la région de M'chedallah enregistre plusieurs insuffisances pénalisantes pour les malades. C'est le cas notamment des indispensables laboratoires d'analyses médicales relevant de l'EPSP d'Ahnif qui ferment, pour la plupart les week-ends. Exception faite de celui de la polyclinique du chef-lieu de daïra et celui de la polyclinique d'Ath Mansour qui assurent un service minimum, le reste de ces services névralgiques ferment durant les vendredis et samedi tels que ceux d'Ahnif, Chorfa et Aghbalou. Ces trois polycliniques assurent des points de gardes qui fonctionnent toute la semaine. Ainsi, les médecins qui assurent les permanences au niveau de ces trois (03) polycliniques ne peuvent, du fait, procéder à un diagnostic complet pour les cas urgents sachant que les manipulateurs radiologues et laborantins sont absents les week-ends. Une source locale proche de ce secteur de la santé ampute la fermeture des laboratoires durant les journées de repos ou fériées au manque durement senti de spécialistes, d'où l'obligation des évacuations de malades et accidentés de la route vers des structures suffisamment dotées en personnel médical et en équipements. C’est là une perte de temps pour leur prise en charge qui peut-être fatale pour les cas graves. Soulignons que l'EPSP d'Ahnif est composée de pas moins de six (06) polycliniques et 26 unités de soins réparties à travers les six (06) communes de la daïra de M'chedallah et la commune d'El-Adjiba relevant administrativement de la daïra de Bechloul mais incluse dans la circonscription de l'EPSP d'Ahnif. Il est utile de signaler aussi que la polyclinique de Saharidj, une infrastructure achevée et livrée depuis le début de l'année, tarde encore à être mise en service, et ce, à cause de ce manque de personnel médical et paramédical et des équipements médicaux. Reste à espérer que la DSP se penchera rapidement sur le cas de ces points de garde dont les laboratoires sont fermés durant les week-ends. Les jours de semaine, les différents laboratoires d’analyses ne désemplissent pas et reçoivent des dizaines de citoyens au quotidien. La plupart des gens qui y viennent souvent sont les personnes qui n’ont pas assez de moyens pour solliciter les laboratoires privés. Mais il arrive souvent que certains recourent au privé pour les besoins d’analyses, surtout ceux qui ne sont pas assurés dans le public. Auparavant, et pour ces besoins d’analyses, la population de M’chedallah est obligée de partir sur Bouira-ville ou dans la ville d’Akbou. Ce qui suppose des frais supplémentaires. Mais depuis l’ouverture d’un laboratoire à Raffour, la population n’a pas à effectuer ces longs et couteux déplacements.

Oulaid Soualah

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