Par DDK | 31 Juillet 2018 | 758 lecture(s)

VALLEE DU SAHEL - A sec, pollués…

Les cours d'eau de mal en pis

Malgré une pluviométrie exceptionnelle enregistrée cette année, les cours d'eau qui coulent dans la région de la vallée du Sahel affichent une vue désolante. En effet, le débit de certains oueds a chuté drastiquement, alors que dans les autres rivières il n'y subsiste pas la moindre goutte d'eau. Si l'oued Sahel continue de couler en serpentant tranquillement avec un débit très restreint, les oueds de Sidi Aïssa (Ahnif), Ouakour (M'chedallah), Tiksiridène (Chorfa) et Tizerbiline (Ath Mansour) sont carrément à sec. Ce sont des rivières qui ne sont pas pérennes et qui ne se réveillent qu'après de fortes chutes de pluies, où elles enregistrent des crues plus ou moins violentes. L'état de sécheresse de ces oueds dénote de l'effet néfaste qu'ils ont subis durant cette période caniculaire qui perdure encore depuis des semaines déjà. L'oued Amarigh, quant à lui, est devenu un égout à ciel ouvert, où les eaux usées déversées par les différents pâtés de maisons suintent sur le lit de cet oued complètement pollué. Ce cours d'eau, qui traverse la commune d'Ath Mansour et qui délimite aussi les frontières administratives entre les wilayas de Bouira et Béjaïa à l'extrême est de la wilaya de Bouira, est transformé aussi en dépotoir, et les détritus en tous genres jonchent son lit. Cette rivière, qui est l'un des affluents de l'oued Sahel et qui prend origine des contreforts des chaînes dentelées des Portes de fer (Les Bibans) dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj, donne une vue désolante avec tout le chaos ambiant "alimenté" en ordures ménagères par des riverains peu soucieux de l'environnement. A cet effet, c'est tout un écosystème qui se trouve, plus que jamais, menacé par une pollution allant crescendo aux déchets solides et liquides. Ces rejets constituent, indubitablement, un danger imminent pour l'écosystème et même pour la population, en ce sens que les forages sont situés à quelques kilomètres seulement en aval. Le spectre de la contamination de la nappe souterraine plane toujours, d'autant plus que celle-ci se trouve à quelques mètres du sol, à certains endroits, à en juger par la profondeur des puits creusés dans les environs.

Y. S.

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