Par DDK | 6 Aout 2018 | 2841 lecture(s)

M'Chedallah

Les prix du mouton flambent

à quelques semaines de la fête de l'immolation, les prix du mouton s'emballent et montent en flèche, partout à travers la région de M’chedallah.

En plus de la rareté du cheptel et un recul net de l’élevage toutes espèces confondues, des maladies animales endémiques viennent de nouveau se greffer à plusieurs facteurs défavorables comme les conditions climatiques, la cherté de l'aliment de bétail avec l'orge qui est l'aliment de base qui frôle les 1.500 DA le quintal, la botte de foin à 600 DA et celle de la paille à 350 DA. A cela s'ajoute plusieurs maladies contagieuses telles que la clavelée, la fièvre aphteuse et la brucellose au point où les pouvoirs publics ont décidé de la fermeture des marchés à bestiaux pour tenter d’arrêter la contagion et la progression de ces maladies qui font des ravages au niveau des cheptels. Pour rappel, à M’chedallah, plusieurs cas de fièvre aphteuse avaient été détectés au mois de juillet dernier sur des cheptels bovins et de nombreuses bêtes avaient été abattues. Malgré le fait que cette année c'est plutôt le bovin qui est atteint de plein fouet par ces maladies, l'ovin n'a pas été épargné par ces mesures préventives. Au niveau de Chorfa où se tient un marché occasionnel de moutons, les prix sont déjà élevés avec un mouton d'une année cédé à 3 millions de centimes. En revanche, un bélier de plus de deux ans oscille entre 6 et 7 millions de centimes. Pour beaucoup, notamment les bourses moyennes et modestes, ces prix restent trop élevés. Et on est là, à quelques semaines de l’aïd, à masure que la fête approche, les prix seront revus à la hausse pour devenir inabordables. Les éternels maquignons occasionnels ne vont pas tarder à s'impliquer pour enflammer les cours. Ils attendent les deux dernières semaines pour rafler tout ce qui est disponible comme moutons et régner en maîtres absolus sur le marché. C'est par calculs qu'ils attendent les derniers jours, pour éviter des dépenses en aliments. Soulignons que depuis ces cinq dernières années, les citoyens ont trouvé un palliatif pour éviter d’être écorché vifs par ces maquignons intermédiaires, celui de s'associer entre 5 et 10 personnes pour sacrifier un seul taureau. Malheureusement, cette année avec ces maladies qui sévissent et la fermeture des marchés à bestiaux, leur prix a presque doublé avec un veau de 120 kg qui affiche 20 millions de centimes. Au vu des prix des bêtes à immoler, ils ne seront pas nombreux les citoyens qui auront les moyens de pratiquer ce rite de l'immolation cette année.

Oulaid Soualah

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