Par DDK | 6 Aout 2018 | 998 lecture(s)

Vallée du Sahel

Les points de vente de la sardine foisonnent

Le commerce du poisson donne des idées à certains qui s'improvisent vendeurs occasionnels de ce produit halieutique. En effet, dans la vallée du Sahel, pour l'exemple, il a été constaté une multiplication inhabituelle des points de vente de la sardine et des anchois. Que ce soit à M'Chedallah, Chorfa, Aghbalou où à Ahnif, d’innombrables points de vente de cette denrée périssable ont fait leur apparition. Néanmoins, les conditions dans lesquelles est commercialisée la sardine demeurent déplorables, cette dernière étant disposée dans des caisses à l'air libre, exposée aux bestioles et à la poussière. Sous une chaleur accablante, la sardine est vendue au-delà même de midi, alors que le règlement exige qu'elle soit vendue avant 10 heures, pour éviter qu'elle ne se corrompe et s'infecte. Même si ce produit de mer est très prisé et demandé par les ménages, il n'en demeure pas moins que ses prix ne sont plus à la portée de tout le monde. Cela dit, ces derniers jours, la sardine a vu ses tarifs baisser d'un cran en passant de la fourchette 400 - 500 DA/kg à 200 - 350 DA/kg. C’est le cas dans la localité de Chorfa, où il a été recensé trois poissonniers ambulants. La canicule aurait raison des tarifs, puisque les poissonniers conviennent de baisser les prix pour mieux écouler cette marchandise qui se putréfie sous l'effet de la chaleur. Même topo à M’Chedallah, où des poissonniers se postent à quelques mètres du siège de la brigade de la gendarmerie pour écouler leur produit. A Ahnif, les vendeurs de poissons installent leurs étals au centre du village, le long du mur d'enceinte de l'école primaire Boubi Ali. Là encore, la sardine est vendue à l'air libre, et l’aspersion avec de l'eau ne fait que compliquer les choses. Il va sans dire que la qualité de cette viande blanche laisse à désirer. À Aghbalou, c’est sur un des trottoirs de la principale artère du chef-lieu communal qu’un point de vente a été improvisé. Dans cette commune, il arrive de croiser des poissonniers ambulants qui sillonnent les différentes artères de la localité pour écouler leurs marchandises dont la qualité reste douteuse. Pour parer à tout risque sur la santé des consommateurs, les bureaux d’hygiène des communes sont appelés à être vigilants en multipliant les contrôles inopinés pour inspecter les marchandises proposées aux consommateurs et sévir en cas d’entorse à la réglementation et, surtout, à la chaîne de froid.
Y Samir.

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