Par DDK | 7 Aout 2018 | 759 lecture(s)

Ahnif

Trop cher le poulet !

Les prix du poulet se sont envolés ces derniers jours au niveau de la commune d’Ahnif à l'instar des autres localités de la wilaya de Bouira. Les prix sont montés en flèche, atteignant les 350 dinars le kilogramme en l’espace de quelques jours. Pourtant, même pendant le ramadhan, les prix n'ont pas atteint ce seuil infernal. Auprès des revendeurs exerçant aux abords de la RN5 traversant Ahnif et ayant pignon sur rue, le prix du poulet vivant est de 350 DA le kilo, vidé et emballé, il est encore plus cher. Chez les bouchers de la ville, il est cédé à plus de 400 DA/kilo. Les dits revendeurs ont tenu à nous expliquer que la flambée des prix du poulet vivant reste essentiellement liée au manque de production sur le marché en cette période de l’année. Selon eux, l'offre est largement inférieure à la demande, d'où cette hausse des prix. Nos interlocuteurs ajoutent que le ramadhan passé, les éleveurs de poulet de chair n’ont pas renouvelé leurs batteries d'élevage car le prix du poussin était excessivement cher. Le poussin cédé à 120 dinars l'unité, compromet, selon les éleveurs les éleveurs, gravement leurs bénéfices, d’où l’abandon de l‘activité par beaucoup d’entre eux. A cela s’ajoute les conditions climatiques extrêmes durant la saison estivale, caractérisée par de fortes chaleurs qui occasionnent des pertes énormes des poussins et de la production en fin de cycle. Quelques semaines après la décision de nombreux éleveurs de travailler pendant cette période, les prix du poussin ont baissé pour atteindre les 40 dinars. Quelques éleveurs seulement ont profité de cette aubaine pour continuer leur activité .Ce sont ces mêmes éleveurs qui ont aujourd'hui le monopole du marché. C’est eux qui fixent les prix de gros. Les autres éleveurs qui ont fait l’impasse sur l'activité pendant le mois de juillet se sont faits piégés encore une fois et achètent, désormais, le poussin à 120 dinars. Signalons que certains intervenants dans ce segment d’activité sont bien rôdés et contrôlent les prix comme ils le souhaitent. Par ailleurs, il faut aussi signaler la hausse des prix de la viande rouge qui reste largement hors de portée des petites bourses qui se rabattent du coup sur la viande blanche qui, à son tour, a pris son envol. L’autre raison de la hausse des prix du poulet est sans doute la forte demande de ce produit durant cette période estivale qui coïncide avec les fêtes de mariages, et autres réceptions familiales en l’honneur des lauréats des différents examens de fin d'année ou autres occasions. En somme, la forte demande en matière de viande blanche alors que l’offre reste très limitée explique de fait cette hausse des prix, quoique cela sert quelque fois de prétexte aux guetteurs d’opportunités.

F. K.

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