Par DDK | 9 Aout 2018 | 984 lecture(s)

M’CHEDALLAH - EPH Kaci Yahia

Le laboratoire inefficace

Le laboratoire des analyses médicales du pavillon des urgences de l’EPH de M'chedallah est à moitié paralysé par les pannes.

Une source proche de ce service fait part, que des appareils pour les analyses FNS et IONOGRAMME, sont à l'arrêt depuis 20 jours. Selon la même source, le réparateur conventionné avec l’hôpital n'arrive pas à trouver les pièces de rechange pour remplacer les défectueuses. Devant cette situation, les malades se voient orientés vers les laboratoires des polycliniques d'Ahnif et Ath Mansour pour ces indispensables analyses. Seulement, ces structures de la santé publique sont surchargées et font face à un important flux de patients, au point de travailler sur rendez-vous, en plus d'un manque pénalisant de réactifs. Parfois, les malades s'adressent à un laboratoire privé de la région dont le barème des prestations de services donne des vertiges. Les malades reçus au niveau de ce pavillon des urgences dans un état grave doivent se débrouiller eux-mêmes pour compléter les analyses demandées par le médecin de garde. Ces analyses sont souvent confiées à des proches qui sont obligés de courir tous ces laboratoires pour avoir un bilan complet tandis que le malade, gardé en observation, souffre le martyre. C'est une aberration que de savoir que le patient, d’une circonscription médicale de l'EPH et l'EPSP qui s'étale sur pas moins de six (6) communes et dotée de pas moins de cinq (5) laboratoires, peine autant à obtenir un bilan complet. Des patients souffrent le martyre, à faire la tournée de ces labos pour se voir contraint de s'adresser au privé dont les honoraires sont exorbitants. Des praticiens exerçant au niveau de ces structures de la santé publique disent comprendre le désarroi des malades et de leurs proches à qui ils demandent un bilan complet, surtout les démunis, mais ils affirment que le problème les dépasse.

Oulaid Soualah

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