Par DDK | 11 Aout 2018 | 1446 lecture(s)

Bechloul - véhicules d’occasion

Le marché plombé !

Les prix des voitures sur les marchés d'occasion continuent leur flambée. Et l’opération vente-achat est comme plombée.

Au marché de Bechloul, à une vingtaine de kilomètres à l’Est du chef-lieu de la wilaya, le constat est tout aussi semblable aux autres marchés de la wilaya, à l’instar de celui d’Aomar et d’Aïn Lahdjar : Hausse des prix et baisse des transactions. «Beaucoup de monde, mais très peu de transactions. Rien ne s'achète et rien ne se vend sur ce marché ces derniers temps», affirme l’un des vendeurs rencontré sur place lundi dernier. «Ils sont tous là pour se faire une idée des prix et c'est tout. Toutes les marques sont concernées par cette tendance haussière des prix. Certains modèles sont majorés de 50, 60, voire 100 millions sans que les prix du neuf n'aient connu de changement notable. C'est de la pure spéculation !», constate notre interlocuteur. Au niveau de ce marché hebdomadaire, les prix n'ont donc pas connu la baisse souhaitée par les clients qui ont pourtant cru qu’après le lancement de la fameuse campagne de boycotte «Khaliha Tsadi», les prix allaient chuter. Mais il n’en sera rien. En effet, les prix des véhicules d’occasions qui ont plus au moins une dizaine de milliers de km au compteur, se rapprochent de ceux de sortie d’usine. «Les prix de véhicules immatriculés en 2016 et 2017 ayant roulé moins de 25 000 km, rivalisent avec ceux proposés chez les concessionnaires du neuf», dira un revendeur. Les véhicules d'occasion affichent toujours des prix très élevés. Une Volkswagen Polo 2015, avec plus de 98 000 km au compteur, est proposée à 160 millions, soit presque au même prix que le neuf. Il faut dire qu’en principe, un véhicule neuf, en fonction de sa marque et de sa motorisation, peut perdre jusqu'à 30% de sa valeur, une fois les premiers 10 000 km franchis. Mais cette règle bien connue en Europe ne s’applique visiblement pas au marché local des véhicules, faute de disponibilités. Un marché dont le moins que l’on puisse dire est livré à l’anarchie et surtout à la spéculation. Les transactions qui se déroulent échappent complètement au contrôle des pouvoirs publics. Mis-à-part les droits de stationnement versés aux exploitants d’espaces de vente, aucune taxe sur la revente de véhicules n’est versée au Trésor public. Pourtant, il y a quelques années, il était question d’organiser le marché des véhicules d’occasion. De nombreuses déclarations officielles ont été faites dans ce sens, mais... Massinissa A.
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