Par DDK | 11 Aout 2018 | 675 lecture(s)

M'chedallah - Jardin de la cité Lahcène Saïd

Silence, on… dégrade

Triste est le sort réservé au nouveau jardin public situé entre le lycée Ben Badis et la cité Lahcène Saïd dans l'ancienne ville de M'Chedallah. Ouvert au grand public vers le mois de novembre de l'année écoulée, ce jardin, alors qu'il n'a pas encore bouclé un an d’existence, a été le théâtre d'actes de dégradation et de vandalisme perpétrés par des individus dénués de civisme et en mal d'inspiration. En effet, cet espace vert sans gardiennage ni entretien est en proie à la détérioration de ses équipements chèrement acquis pour le seul profit et repos de la population locale et des visiteurs. «Avant sa réalisation, on déplorait le manque de jardins publics et d'espaces d'évasion et de détente pour les enfants notamment. Puis, avec sa construction et son ouverture on vient le dégrader et tout saccager du matériel ludique et des arbrisseaux plantés. C'est à n'y rien comprendre», fulmine un habitant de l'ex-Maillot interrogé à ce sujet. Une virée dans ce jardin nous a renseignés sur l'ampleur des dégâts, et surtout sur cette inconscience et insolence des auteurs de ces actes de vandalisme qui n’honorent guère. D'ores et déjà, il a été constaté l'arrachage littéral de l'un des trois portails de ce jardin. Ce portail secondaire aurait été arraché et emporté par un ou des inconnus, puisqu'il n'y est plus. Les espaces verts sont dans un état lamentable: les arbrisseaux et autres plantes de décoration commencent à jaunir signe d'un manque d'eau. Ces plantes ne sont ni entretenues, ni arrosées. Pire encore, des traces de feu, des cendres en fait, sont visibles à plusieurs endroits dénotant que ce lieu est fréquenté de nuit par des malfrats et autres garnements qui y mettent le feu probablement en fumant des «joints» ou en s'adonnant à la boisson. Malheureusement, ce ne sont pas les seuls torts qui sont causés à ce jardin, il y a aussi toute une litanie d'incuries comme la dégradation de quelques bancs. Un équipement ludique, un portique en fait, a été déboulonné et emporté puisqu'il n'y a pas la moindre trace de ce matériel de jeux réservé pourtant aux enfants de la localité. Une autre balançoire a vu ses sièges dégradées et rendus inutilisables. Les toilettes sont toujours fermées, et l'eau n'y coule pas aussi. Ajoutons à cela les détritus et les immondices qui sont jetés à même le sol avec, en sus, des canettes de bière partout. «Entre nous, qu'est-ce ce qui ne fonctionne pas chez nous ? A chaque fois qu'un équipement ou un espace public, comme ce jardin public de la cité Lahcène Saïd, est aménagé il est aussitôt dégradé et pillé. Pourquoi tant de haine envers tout ce qui est public? Il est facile de pointer du doigt les autorités, mais je pense que le grand mal est en nous», déplore un autre habitant de M'Chedallah.

Y. Samir.

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