Par DDK | 12 Aout 2018 | 844 lecture(s)

Taghzout, Haïzer, Ath Laâziz…

Les figues de Barbarie envahissent le marché

Comme chaque année à pareille période, les vendeurs de figues de Barbarie, également connues sous le nom d’opuntia, sont nombreux à prendre d’assaut les accotements des routes de la wilaya et les abords des marchés situés en ville pour proposer ce fruit à la vente. Ce fruit juteux, dont beaucoup raffolent, inondent carrément les marchés des fruits et légumes. A la rue de France, des dizaines de jeunes venant pour la plupart des villages environnants comme Taghzout, Haïrez et Ath Laaziz, s’installent le long du trottoir pour proposer leur marchandise aux passants. Au marché des fruits et légumes du centre-ville de Bouira on peut aussi apercevoir des jeunes proposer des figues de barbarie aux clients se rendant au marché. Ces vendeurs qui squattent les entrées de ce marché deviennent de plus en plus nombreux, surtout en ce mois d’Aout durant lequel la récolte est abondante. «Chaque matin, on se lève aux aurores pour rallier la ville de Bouira et son marché quotidien où on expose notre marchandise à la vente. Les prix que certains jugent chers nous semblent abordables surtout quand on sait que la cueillette de la figue de barbarie nous cause beaucoup de difficultés, et son transport génère des frais», nous confie un jeune lycéen rencontré devant le marché de l’ex gare routière. Ce jeune dit profiter des vacances scolaires pour gagner un peu d’argent de poche. Chacun des jeunes vendeurs essaie de vider son carton avant les autres en ventant la qualité de sa marchandise et en baissant malicieusement les prix. Les clients, très friands de ce de fruit, achètent par paniers de cinquante ou cent unités. D’après ces jeunes vendeurs, la cueillette de ce fruit de saison, s’effectue tôt le matin, pour vendre ces figues de barbarie bien fraiches à des prix alléchants. Sur les cartons, on affichait 20 DA l’unité et 150 DA le kilo. Par ailleurs, ce fruit est vendu à des prix relativement plus bas, sur les routes, mais, exposé à une température qui frôle les 35°, le fruit perd incontestablement de sa qualité, mais des dizaines de consommateurs s’en approvisionnent tout de même chaque jour.

Aziz C.

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