Par DDK | 15 Aout 2018 | 851 lecture(s)

M'CHEDALLAH - Mercuriale

Les prix «baissent» dites-vous ?

Après avoir enregistré une hausse tous azimuts à partir du début du Ramadhan dernier, le marché des fruits et légumes a entamé une relative baisse depuis le début du mois d’août.

Néanmoins, cette «baisse» qui a touché la majeure partie des légumes et fruits, ne dérange pas la pomme de terre qui, elle, continue son ascension pour se vendre à des prix allant de 60 à 80 DA le kilo. De 60 DA, un prix déjà très cher, le tubercule est passé ces jours-ci à 80 DA le kilo. Cette hausse est inexplicable d’autant que l’on est en pleine saison de récolte de la pomme de terre, récolte qui bat d’ailleurs son plein depuis plusieurs semaines. Pour le reste, plusieurs facteurs ont contribué à ce que d’aucuns appellent «baisse» des prix des fruits et des légumes. L’on peut citer celui de l'arrivée sur le marché des récoltes de saison, produit de la région de Bouira notamment sur les plaines du Sahel et de beaucoup d’autres régions du pays. L'oignon est actuellement à 25 DA le kg sur les marchés de la région de M’chedallah. Le piment vert, du premier choix, est à 100 DA le kg, la tomate à 60 DA le kilo, l'haricot vert qui avait atteint les 300 DA durant le ramadhan et l'Aïd est à 80 DA. Idem pour l'ail affiché à 50 DA, la courgette et la carotte à 60 DA. Et ce ne sont là que les légumes de base de large consommation. L’autre facteur à l'origine de cette relative baisse des prix, est la multiplication plutôt spectaculaire des marchands dans cette filière des plus juteuses. Etat de fait qui aboutit sur une concurrence acharnée sans pour autant aller parler d’un grand bonheur des petites et moyennes bourses. Une arrivée en masse de produits qui fait que, l'offre s'est retrouvée nettement supérieure à la demande avec des marchés tant réguliers qu’informels carrément inondés de marchandises. Le climat a lui aussi joué dans ce semblant de baisse des prix. En effet, les conditions climatiques qui sévissent depuis quelques semaines avec des pics de chaleur à la limite du supportable font que les légumes s’altèrent vite poussant les commerçants à vouloir écouler rapidement leurs marchandises. Les commerçants se voient donc obligés de réviser leur voracité et réduire leur «appétit» pour se contenter d’un bénéfice raisonnable, contraints malgré eux à cette baisse des prix qui ne ressemble tout de même en rien à un bradage. Les fruits ont aussi obéi à cette logique pour connaître un semblant de clémence. La pastèque, qui fait fureur cette année, s’affiche entre 20 et 25 DA le kg, alors que le melon est à 30 DA, ce qui n’est pas un prix négligeable pour des fruits de saison. Idem pour le raison affichant des prix à en détourner le regard. L'arrivée à maturité d'autres récoltes de saison telles que les figues fraîches et celles de barbarie maintiendront considérés «bas» jusqu'a la fin du mois de septembre. La rentrée scolaire et l'ouverture des cantines vont sans aucun doute «fouetter» de nouveau le cours des marchés, ce qui revient à dire que «l'accalmie» n’est que temporaire et que, pour les concernés, «on ne perd rien pour attendre».
Oulaid Soualah

0