Par DDK | 23 Aout 2018 | 1150 lecture(s)

Vallée du Sahel

Le poulet enfin en baisse

Après avoir caracolé à 450 DA/kg il y a quelques jours de cela, les prix du poulet vidé semblent amorcer la courbe descendante ces derniers jours, et plus particulièrement en début de cette semaine. En effet, une virée chez les bouchers de quelques localités relevant de la région de la vallée du Sahel, à l’image de Raffour, Chorfa et M’chedallah, renseigne sur cet état de fait. Les prix de cette viande blanche, très prisée au demeurant par les ménages, enregistrent actuellement une baisse palpable chutant de 450 à 350 DA/kg, soit une baisse de 100 DA en quelques jours seulement. L’une des explications, dans ce cas, est la chute de la demande sur ce produit avicole en début du mois d’aout, et ce, à cause de sa flambée inhabituelle. Une campagne de boycott avait même été initiée par l’association de la protection des consommateurs (APOCE) pour contraindre les commerçants à revoir leurs prix à la baisse. Cette campagne a probablement contribué à la baisse des prix. L’autre raison de cette baisse des prix du poulet est sans doute l’arrivée sur le marché de grosses quantités de ce produit la semaine ayant précédé la fête de l’Aid El Kebir. Il faut signaler que devant la flambée du poulet durant cet été, bon nombre de ménages était contraint de s'en passer à leur corps défendant. Dans la foulée, il n'est pas exclu que les tarifs de ce produit continueraient leur dégringolade, dans les prochains jours, et ce, à cause de la mévente due à son renchérissement. Les volaillers et autres bouchers craignent aussi que la production ne soit pas écoulée à temps, ce qui pourrait leur engendrer des pertes sèches, car la conservation du poulet est de courte durée. «Franchement, les prix du poulet nous donnent à chaque fois du fil à retordre. C'est à n'y rien comprendre. Les tarifs jouent au yo-yo, et les consommateurs sont dans le désarroi, ne sachant plus quoi faire, d'autant la viande du poulet est presque la seule, si ce n'est l'unique, qui est encore accessible à de larges pans de consommateurs. Les prix de cette volaille grimpent vertigineusement jusqu'à atteindre des seuils inimaginables, provoquant la réticence des ménages quant à son achat, puis soudain, amorcent une chute vertigineuse sans raison apparente», commente à ce sujet un habitant de la ville de M'chedallah.

Y Samir.

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