Par DDK | 25 Aout 2018 | 1095 lecture(s)

LAKHDARIA Hommes, femmes et enfants investissent les localités reculées

Les réfugiés subsahariens de retour !

Au niveau de différentes communes relevant de la wilaya de Bouira, le nombre des migrants subsahariens ne cesse d’augmenter à un rythme important.

En effet, si au début, les migrants subsahariens n’étaient visibles que dans les grandes villes, il n’en demeure pas moins qu’ils ont fini par investir les localités les plus éloignées des quatre coins de la wilaya, après une petite «éclipse», surtout depuis le début du mois en cours. Ainsi à Lakhdaria (ex-Palestro), une commune sise à 40 km à l’Ouest du chef-lieu de Bouira, de nombreux migrants ont investi le centre-ville. D’autres, se comptant en centaines, rôdent de village en village dans les localités, dont celle d’Ighil Izafane et bien d’autres cités rurales de Lakhdaria, pour demander l’aumône, de la nourriture et quelquefois même le gîte. Mais le plus frappant dans cette situation c’est, incontestablement, les conditions dans lesquelles évoluent ces migrants. Des conditions souvent pitoyables. On les voit sur les trottoirs et sur les abords des routes, patienter des heures sous un soleil de plomb, en train de faire la manche. Certains de ces migrants qui sont en famille squattent des espaces du centre-ville. Ils y dorment, s’y nourrissent et s’y lavent. On aperçoit aussi des femmes avec des bébés qui se mettent au beau milieu de la chaussée pour inciter les automobilistes à s’arrêter pour leur donner quelques pièces, cela en exposant leur vie et celle de leurs enfants à des risques et périls. À noter que de nombreuses communes ont enregistré le même flux de refugiés depuis quelques semaines, à l’instar d’El-Esnam, El-Hachimia, M’Chedallah, El-Adjiba, Bechloul et Sour El-Ghozlane. Ce qu’il faut signaler, c’est ce formidable élan de solidarité que manifestent les populations de toutes ces communes envers ces migrants. Les gens n’hésitent pas à mettre la main à la poche pour leur venir en aide.

Aziz C.

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