Par DDK | 1 Septembre 2018 | 1277 lecture(s)

La tasse désormais à 30 DA

Le café plus cher

Il a suffi que le prix du café en grains torréfiés subisse une hausse pour que les cafetiers saisissent l’occasion pour revoir à la hausse leurs tarifs.

En effet, dans de nombreux cafés de la ville de Bouira, une tasse de café, consommée au comptoir ou à table, revient désormais à 30 dinars, au lieu des 25 affichés il y a quelques jours seulement. Pour les consommateurs, cette énième augmentation, la deuxième en l’espace de quelques mois, est abusive, d’autant plus qu’en janvier dernier, les prix ont été déjà revus à la hausse. «En janvier dernier, les propriétaires des cafétérias ont décidé subitement de revoir les prix du café qui sont passés de 20 à 25 DA. Voilà qu’ils décident encore d’une augmentation. Ces commerçants ne font qu’à leur tête et ne se soucient guère du consommateur», confie un jeune de Bouira. Pour leur part, les tenanciers confient que cette récente augmentation est dictée par la hausse des prix d’achats du produit au marché de gros. L’un ces tenanciers a expliqué que les cinq kilogrammes de café en grain qu’il achetait auparavant à 2700 dinars, lui reviennent désormais à 3000 dinars. Ce qui représente, selon lui, une augmentation de soixante dinars (60) le kilogramme de café. Pour les tenanciers des cafétérias du centre-ville de Bouira, il est inévitable de revoir le prix de la tasse, sinon, disent-ils, ils essuieraient beaucoup des pertes. Mais ce qui dérange les consommateurs, c’est le fait que les tenanciers n’aient pas communiqué ou annoncé cette augmentation. Sur les menus des boissons affichées dans les cafétérias, il n y a aucune mention des nouveaux prix. Ce n’est qu’une fois devant le caissier que les clients apprennent cette augmentation. Au niveau de la rue de France, où sont concentrées beaucoup de cafétérias de la ville de Bouira, certains clients trouvent cette augmentation excessive et cette manière de faire des commerçants malhonnête. «Il faut boycotter ces cafés. Les propriétaires n’ont même pas eu l’honnêteté d’afficher cette augmentation. On attend aussi de payer plus cher même la tisane, qui est déjà très chère à 20 DA», s’est plaint un client. Il faut signaler, toutefois, que le prix de la tasse de café dans les localités environnantes de la ville de Bouira est différent d’une commune à une autre. Ainsi dans tous les cafés maures de Lakhdaria (Ex-Palestro), sise à 40 Kms à l’Ouest de Bouira, le prix du café a été revu à la hausse depuis bien longtemps. Alors que dans d’autres communes dont Bechloul, El-Esnam, Aghbalou et Haizer, les cafetiers maintiennent toujours les anciens prix de 25 DA. Devant cette anarchie des prix, les services du commerce doivent intervenir pour mettre un peu d’ordre.

Aziz C.

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