Par DDK | 1 Septembre 2018 | 1046 lecture(s)

M'Chedallah

Ces dos-d’âne qui poussent comme des champignons

Ces cinq dernières années, les principales routes traversant la daïra de M’chedallah, à l’image des RN 15, 05, 26 et 30 ont carrément changé d’aspect. En effet, ces axes routiers ont vu une copieuse et anarchique apparition de dos d’ânes et ralentisseurs de toutes dimensions et sous toutes les formes. Ces «ouvrages» sont disposés n'importe comment et n’importe où, au point de constituer, en nombreux endroits, de véritables problèmes aux usagers de ces routes. Aucune des routes de la région, y compris les axes secondaires (chemins communaux), n'est épargnée par ce phénomène. A travers le territoire de M’chedallah, on retrouve des alignements de ralentisseurs sur tous types de routes. Les usagers «tombent» sur ces obstacles au milieu de courbes ou creux des virages, sur des lignes droites à visibilité bien dégagée et à proximité de panneaux de limitation de vitesse. Des dos d'âne dont rien ne justifie la présence. Souvent, des citoyens se substituent aux organismes de l'État que sont les travaux publics, allant jusqu'a utiliser des matériaux rudimentaires tels que le gros béton ou de la vulgaire terre qu'ils renouvellent périodiquement, sans même s'inquiéter des véhicules de la protection civile, ceux des services de la santé ou de sécurité sollicités pour des interventions rapides. Le danger est d'autant plus grand depuis deux ans, avec les motos en passe de rivaliser en nombre avec les véhicules à quatre roues. Sur le chemin de wilaya (CW) 98 reliant M’chedallah à Bechloul, les d’os d’ânes pullulent. Dans chaque localité, de nombreux ralentisseurs sont installés anarchiquement. C’est le cas à Hagui où 4 ralentisseurs se succèdent et à des distances très réduites. La multiplication de ces anarchiques ouvrages démontre une fois de plus l'absence des services de l'État sur le terrain. Il n'en demeure pas moins que ceux qui installent ces obstacles sur les routes, s'exposent à de sérieux problèmes avec la justice, en cas d'accident grave, leur responsabilité est entière. Devant cette situation, les services de l’État doivent intervenir pour mettre fin à cette anarchie qui n’a que trop duré.

Oulaid Soualah

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