Par DDK | 2 Septembre 2018 | 675 lecture(s)

Ath Mansour

Passala, une bourgade qui espère mieux

La paisible bourgade de Passala, située à l'Est de la commune d'Ath Mansour, n'en finit pas avec les affres du sous-développement. En effet, cette localité, qui connaît une extension urbaine appréciable, ne cesse de s'étirer pour former un petit village qui enregistre de multiples carences. Le nom de cette bourgade reviendrait à un colon espagnol qui aurait exploité les terres fertiles de cette contrée durant l'occupation française. Il y existe un verger oléifère important qui permet aux propriétaires d'avoir des revenus substantiels en vendant l'huile d'olive. Cependant, au delà de ce constat, ce village se trouve en proie à plusieurs problèmes qui font que le cadre de vie ne soit pas de tout repos pour ses quelques 350 habitants. Pour rejoindre Passala, il faut louer un taxi ou faire de l'auto-stop, car cette localité n'est pas desservie par les transporteurs de la commune d'Ath Mansour, bien que la ligne qu'ils desservent les oblige à transiter par ce village pour y faire escale avant de continuer vers l'autre bourgade, Rodha en l'occurrence, pour revenir. Mais, ces deux villages sont ignorés par ces transporteurs qui ne respectent guère l'itinéraire qu’il leur incombe de desservir. Cela oblige les habitants à recourir à l'auto-stop ou à la location de clandestins pour tout déplacement, un calvaire que relatera avec amertume un habitant de cette bourgade : «C’est vraiment la galère en matière de transport de voyageurs à Passala. Il faut marcher quelques kilomètres pour trouver un fourgon à Ath Bouali. Pour faire ses emplettes, c’est le calvaire, car il faut toujours partir ailleurs pour tout ; le pain, le lait et les légumes, chez nous, il n’y a aucun commerce», déplore ce père de famille. L'aménagement urbain y brille par son absence. Des points noirs subsistent toujours dans cette bourgade, comme la pénurie de l'eau potable et l'insuffisance du réseau de l'assainissement. Sur ce dernier point, un autre villageois fera un constat sans appel : «Notre hameau ne possède pas de réseau d'évacuation des eaux usées. Nous sommes obligés d'aménager des rigoles pour évacuer les eaux usées vers les ravins qui parcourent notre bourgade. Cette situation dure depuis des décennies», déplore-t-il.

Y. S.

0