Par DDK | 2 Septembre 2018 | 924 lecture(s)

El Esnam

Des agriculteurs de Tizi N'tesghits dans la tourmente

Des villageois de Tizi N’tesghits, dans la commune d'El Esnam, en totalité cultivateurs, font part de la contrainte que pose le barrage Tilesdit pour rejoindre leurs terrains sur l'autre rive, composée en grande majorité d'oliveraies. Ces agriculteurs qu'on a rencontrés mardi dernier affirment avoir pour la plupart abandonnés leurs terrains hautement fertiles depuis le remplissage du barrage, faute de moyen d’accès. Ils diront que le plus proche pont se situe à plus de 4 km de leur village. Il a été réalisé sur la route de Tassala. A l’exception de ceux véhiculés, le reste des villageois ont dû renoncer au travail de leur terre sur l'autre rive au lieu dit «Hachad». Ce sont de vastes de terrains agricoles situés le long du barrage, des terrains irrigables à vocation oléicole et céréalière qui sont ainsi laissés en jachère depuis la mise en service du barrage. Nos interlocuteurs diront qu'ils ont cessé d'exploiter leurs vergers à cause de l'insécurité et du terrorisme, en nous montrant plusieurs luxueuses habitations sur la rive opposée, abandonnées par les propriétaires durant la décennie noire. «Maintenant que la paix est revenue, nous sommes disposés à reprendre le travail de ces vastes surfaces mises en valeur par la proximité du barrage», affirment-ils à l’unisson. Un bon point à inscrire à l'actif de ces braves paysans, le fait d'interdire l’accès au barrage aux pollueurs et autres délinquants comme en témoignent les rives d'une impeccable propreté. Les villageois affirment avoir chassé plusieurs vendeurs clandestins de boissons alcoolisées et les maraudeurs amateurs d'actes d'incivisme et de délinquances. Les habitants espèrent que les autorités locales donneront rapidement suite à leur demande de réalisation d'un pont à Tizi Tesghits qui compte environ 250 foyers, d'autant plus que la largeur du barrage en ces lieux n'excède guère les 60 mètres.

O. S.

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