Par DDK | 5 Septembre 2018 | 492 lecture(s)

SANTÉ - Centre de prise en charge des autistes

390 enfants attendus pour la rentrée

Le centre de prise en charge des enfants autistes à Bouira se prépare activement pour la rentrée scolaire.

Il faut dire que tâche du personnel du centre, en butte à divers manques, ne s’annonce pas facile. «Nous essayons de veiller au mieux au confort et à l’encadrement de ces enfants, mais nous manquons de moyens», a déclaré une employée du centre. Notons que cela fait quelques mois que le siège de cet établissement a été transféré du côté de la maison de la culture. Seulement, les travaux de réfection du nouveau siège ne sont toujours pas finalisés. «Les travaux de rénovation de l’actuel siège du centre ne sont pas encore achevés, et ce n’est là qu’un seul problème parmi tant d’autres qu’enregistre ce centre spécialisé. On aimerait bien que nos efforts vis-à-vis de ces enfants aboutissent à un résultat positif, mais nous n’avons même pas les moyens les plus basiques», confie-t-on. Ainsi, il est notamment déploré l’absence d’une ligne téléphonique et du matériel informatique. «En l’absence du matériel informatique pour archiver toutes les données du centre, on procède à l’ancienne, manuellement», a indiqué notre interlocutrice. Pis encore, le budget de cet établissement est très maigre, ce qui entrave son bon fonctionnement. Pour en savoir un peu plus sur les insuffisances auxquelles les personnels de l’établissement font face, nous nous sommes entretenus avec le responsable du centre, Nassim Aoudia. «Notre établissement a ouvert ses portes le 27 avril 2017. Nous prenons en charge un total de 390 enfants pour le moment. L’enfant inscrit doit, d’abord, passer par un psychiatre ou un pédopsychiatre en vue de confirmer qu’il est réellement atteint d’autisme. Une fois le trouble confirmé, on lui programme une séance d’une heure chaque semaine, partagée entre une séance chez un psychologue et une autre chez un orthophoniste. Nous programmons entre 25 à 30 enfants en une seule journée», a-t-il affirmé. Une organisation qui ne satisfait pas tous les parents «au vu du peu de temps consacré à leurs enfants». Cela est dû au manque d’effectif qui s’ajoute au problème du matériel. «Oui, nous souffrons d’un manque flagrant d’effectifs. On ne nous attribue que des psychologues sous contrat de généralement deux ans, et c’est cela qui pose problème. L’enfant s’attache au psychologue et s’habitue à sa méthode. Après son départ, on se voit dans l’obligation de refaire le travail à zéro avec un nouveau psychologue, et ça n’aboutit forcément pas à une réussite. Néanmoins, il y a des enfants qui se sont pas mal améliorés au niveau de notre établissement», a-t-il ajouté. Malgré la situation financière «difficile» et le manque d’effectif encadrant et de matériel, le centre pour autistes de Bouira se résout à rester au chevet de cette catégorie de la société.

Sarah M.

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