Par DDK | 5 Septembre 2018 | 789 lecture(s)

Toutes les communes touchées

Manque de structures de loisirs

La wilaya de Bouira manque d’infrastructures dédiées au loisir. Ce problème se pose aussi bien dans les grands centres urbains que dans les petites communes. Les rares espaces dédiés au loisir et à la distraction sont concentrés au chef-lieu de wilaya. A ce titre, l’on peut citer le petit parc aménagé à la maison de l’environnement lequel connaît en été une forte affluence, composée majoritairement de familles. Cela dit, cet espace est sous dimensionné et ne peut à lui seul accueillir les dizaines, voire les centaines, de familles à la recherche d’espaces de loisirs. Il existe encore quelques infrastructures de détente mais celles-ci ne sont pas suffisamment animées. Cet été par exemple, l’animation a grandement fait défaut au niveau de ces structures, restées désespérément vides. Cette situation fait que les citoyens de Bouira, notamment les familles, ne trouvent pas vraiment où se distraire ou tout simplement changer d’air. Chez la frange juvénile, l’on s’ennuie à mourir particulièrement en été. A part les quelques tournois de foot organisés ici et là, le quotidien de beaucoup de jeunes de la wilaya est morose. Pourtant, la wilaya dispose de merveilleux sites pouvant accueillir des infrastructures de loisirs (parcs d’attraction, espaces de jeu…). Mais ces sites sont restés en friche et les rares tentatives visant à aménager des espaces de loisirs se sont soldées par des échecs. Le cas de la forêt récréative d’Errich est édifiant. A la station climatique de Tikjda, un ambitieux projet portant sur l’aménagement des espaces de loisirs, initié il y a de cela plus d’une année, ne s’est pas concrétisé. Au niveau des deux sites, les familles s’y rendent mais elles ne trouvent malheureusement aucune structure d’accompagnement. Pour avoir leurs avis sur la situation qui prévaut à Bouira en matière de lieux de loisirs, nous avons tendu notre au micro à certains habitants de la ville. Les citoyens interrogés étaient tous unanimes à déplorer le manque criard d’infrastructures de loisirs et de distraction. «Ces derniers années, la ville de Bouira s’est carrément métamorphosée et le cadre de vie des habitants s’est nettement amélioré. Mais tous ces changements n’ont pas été suivis par la mise en place de structures de détente. Le citoyen, très demandeur de loisirs, ne trouve nulle part où aller pour s’amuser et changer d’air», a déploré un jeune. «Toutes les familles ont des enfants qui ont besoin de profiter de leur enfance en jouant et en s’amusant. Mais ici à Bouira, il n’y a pas où aller. Certaines familles partent à Bordj Bou Arreridj, Sétif ou Alger pour s’offrir des moments d’évasion. Les autorités concernées doivent remédier à ce manque de moyens», déclare une mère au foyer.

Sarah Madani

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