Par DDK | 6 Septembre 2018 | 849 lecture(s)

M’Chedallah

Dégradation des ouvrages publics

Des ouvrages de grande utilité publique au niveau de la Nouvelle-ville de M’Chedallah sont à l’abandon, notamment ceux réalisés dans le cadre de l’opération de modernisation du Boulevard central. Pourtant, l’opération en question a été lancée en grandes pompes par l'ancien wali, Ali Bouguerra, et n’a été réceptionnée que l’année dernière. Parmi les ouvrages ayant subi de fortes dégradations, l’on citera la chaussée et les trottoirs, truffés d’aspérités et de trous béants. Aussi, les couvercles d'ouvrages souterrains ont complètement disparu et l’éclairage public est défectueux. Le tout couronné par une anarchie totale provoquée par des commerçants, ambulants ou fixes, lesquels squattent ces trottoirs, malmenés, salis et enlaidis par toutes sortes d'étals et devantures sans charme. La boucle, pour ainsi dire, a été bouclée par le passage de camions de gros tonnage de l'entreprise chinoise qui intervenait sur les travaux de la pénétrante autoroutière Ahnif – Béjaïa. A rappeler, qu’il avait été mis à la disposition de cette entreprise un gisement de terre au niveau d'Ighzer ou Gharef, dans la localité d'Assif Assemadh, pour la réalisation des accotements du tronçon de la pénétrante entre son point de départ, Tikremtath, dans la commune d'Ahnif, jusqu'à Boudjelil, dans la wilaya de Béjaïa. «Le défilé» incessant, pour ne pas dire spectaculaire, de ces mastodontes lourdement chargés a non seulement esquinté un tronçon d'environ 4 km du CW98, entre ce gisement et le carrefour d'Ath Yekhlef, mais a complètement dégradé ce carrefour et la partie inferieure du boulevard «modernisé» de la Nouvelle-ville, sur environ 600 mètres. A l'heure actuelle, ce carrefour semble avoir été soumis à un bombardement intensif à l'arme lourde. Pour faire taire les voix qui commençaient à s'élever contre la dégradation effrénée causée par ces camions poids lourds, l'on évoquait, à chaque fois, une opération de remise en état des lieux à la fin du chantier. Une opération qui n'a jamais vu le jour bien que le tronçon de la pénétrante Béjaïa - Akbou ait été réceptionné il y a plus d'une année et l'entreprise ait plié bagages depuis belle lurette. Le deuxième carrefour, celui d'Oughazi, dénommé localement carrefour de Vouaklane, a subi les mêmes dommages. Cet endroit est un des plus animés car il abrite le plus important arrêt de bus, assurant les dessertes M'Chedallah - Bouira et M'Chedallah – Akbou, en sus du passage de ceux des grandes lignes, en provenance de Jijel et de Béjaïa vers Alger et vice-versa. En plus d'être mal éclairé, ce carrefour a, donc, subi beaucoup dégâts, notamment du côté de l'entrée de Vouaklane. Il est utile de signaler que le Boulevard central de la Nouvelle-ville est la vitrine de la daïra de M'Chedallah et par lequel transite obligatoirement tout visiteur.

Oulaid Soualah

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