Par DDK | 6 Septembre 2018 | 826 lecture(s)

M’Chedallah

Le marché hebdomadaire source de polution

«Il est vrai que la ville de M'Chedallah possède un marché hebdomadaire qui se tient tous les mardis, mais cela demeure insuffisant», estiment les habitants de cette agglomération, la plus importante dans toute la vallée du Sahel. En effet, cette ville, créée par l’administration coloniale vers 1881, «n'est toujours pas dotée d'un marché couvert en dépit de son importance sur l'échiquier régional,» estime-t-on. Peuplée par environ 15 000 habitants, cette métropole régionale aspire à des lendemains meilleurs. Et «la réalisation d'un marché couvert au profit de la population locale reste une vieille revendication. Une ville de la dimension de M'Chedallah ne possède pas encore un marché couvert. Cet équipement public permettra, s'il venait à se concrétiser, d'absorber le commerce informel, qui cause des pertes énormes au trésor et à la caisse communale. Le marché hebdomadaire ne couvre pas les besoins des ménages, car ces derniers s'approvisionnent chaque jour en victuailles et autres produits. L'unique petit marché des fruits et légumes, qui se tient chaque jour près de la rue Makhlouf Amar, dans l’ancienne ville, n'est pas aménagé de sorte à ce que les transactions se déroulent dans les bonnes conditions», plaident des habitants de la localité. En effet, «ledit marché est ouvert aux quatre vents et exposé aux affres climatiques. Le sol est poussiéreux en été et boueux en hiver. En plus de cela, il n'y existe pas de stands et d'étals aménagés. Les fruits et légumes sont déposés dans des cageots à même le sol, où ils sont exposés à longueur de journée à la poussière et à toutes sortes de bestioles. C'est pour ces raisons que notre ville mérite un marché couvert digne de ce nom», estime l'un des habitants de l'ex-Maillot. Comme l'a souligné notre interlocuteur, l'ancienne ville de M'Chedallah dispose d'un petit marché des fruits et légumes qui se tient chaque jour près de la rue Makhlouf Amar. L'aire de ce marché, enserré entre deux immeubles, est pleine d'aspérités et est «tapissée» de cailloux. Chaque jour, après avoir levé leurs étals de fortune, les marchands ambulants laissent des tas de déchets sur les lieux, de plus en plus pollués.

Y. S.

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