Par DDK | 11 Octobre 2018 | 997 lecture(s)

INTEMPERIES - Les Ouvrages d'évacuation demeurent mal entretenus

Beaucoup reste à faire à Bouira

Les pluies torrentielles qui se sont abattues depuis le début de ce mois d'octobre dans la ville de Bouira ont mis à nu les lacunes des responsables locaux en matière d’aménagement urbain et du réseau d'assainissement.

Dans toutes les artères du centre ville, la situation est édifiante : des torrents d'eau transforment à chaque épisode pluvieux la ville en une piscine à ciel ouvert. Faute de canalisations réalisées dans les normes et parfois de l’absence des avaloirs, la circulation piétonne et automobile devient des plus pénibles. La situation s'empire à chaque hiver où il suffit de quelques gouttes d'eau pour que les eaux envahissent les routes. Les avaloirs qui sont mis en place ne peuvent contenir l'énorme quantité des eaux pluviales. Il s'avère également que ces derniers sont pour la plupart bouchés, ce qui cause une stagnation des eaux de pluie. Les citoyens crient leur mécontentement face à cette situation handicapante qui rend difficile leur déplacement avec ou sans véhicule. A chaque averse, des embouteillages et blocages sont constatés au niveau des carrefours et routes de la ville. «Ce problème d’évacuation des eaux pluviales est devenu un gros problème. A chaque pluie, la ville devient un grand bassin, et les rues sont submergées par l'eau qui ne s'écoule pas facilement», confie un citoyen que nous avons rencontré au centre-ville. D'autres citoyens dénoncent le laisser-aller des autorités concernées et exigent surtout que des agents soient dépêchés pour nettoyer les avaloirs bouchés. En principe, le curage des avaloirs doit se faire avant l’arrivée des pluies de l’automne et la saison hivernale. Il faut noter au passage que l'incivisme de certains habitants qui jettent des papiers et des débris par terre, qui finissent à l’intérieur des avaloirs et les obstruent, est à déplorer. A cela s’ajoute aussi une autre forme de civisme qui contribue à la dégradation de la situation. Des citoyens ramènent leurs ordures ménagères en dehors des heures du ramassage et les posent à même les trottoirs. Ces déchets finissent aussi le plus souvent dans les avaloirs. D'autre part, dans certains quartiers, des avaloirs sont vétustes et bouchés et souvent aux dimensions qui ne répondent pas aux normes en vigueur. Etat de fait qui aggrave la situation pendant les fortes averses. Le réseau d’assainissement doit être entretenu afin d'éviter la catastrophe.

Des points noirs à prendre en charge

Dans la ville de Bouira, il existe beaucoup de points noirs qui comportent des risques d’inondations. Le plus important reste celui situé à hauteur de la cour de justice de Bouira. En effet, à chaque averse, le boulevard des frères Boussendala passant par cet endroit est inondé. Ce point noir qui a fait couler beaucoup d’encres, est bien connu des responsables locaux et des autorités locales. Il a été à plusieurs fois évoqué à l’occasion de réunions consacrées à la préparation de la saison hivernale. L’ex wali Cherifi avait même exigé le lancement d’une étude, il y a de cela deux ans pour examiner les solutions à même d’éradiquer ce point noir et en finir avec les inondations à répétions. A l’époque, les explications données au wali Cherifi mettaient en exergue un réseau d’assainissement sous-dimensionné pour canaliser toutes les eaux de pluie atterrissant à cet endroit. Donc, il a été suggéré de revoir le réseau d’assainissement. L’année dernière, les services de l’office national de l’assainissement étaient intervenus à cet endroit à l’aide d’un matériel sophistiqué pour sonder le réseau de l‘assainissement à l’aide d’une camera de dernière génération. Après examen, l’ONA a constaté que le réseau de l’assainissement est carrément obstrué. Ce qui les a amenés à déboucher ledit réseau. Ceci étant, aucune opération n’a été lancée pour revoir ce réseau d’assainissement apparemment sous-dimensionné. Conséquence, ces derniers jours des inondations ont été signalées à cet endroit, ce qui a crée des bouchons monstres à hauteur de ce boulevard.
T. F.

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