Par A. O. | 15 Février 2012 | 378 lecture(s)
M’Kira Ayant sombré dans le noir plusieurs jours durant lors des dernières intempéries
Le village Ath Ali réclame un autre transformateur électrique
Ce n’est qu’avant-hier, dans l’après-midi, que le courant a été rétabli au chef-lieu de la commune de M’Kira et au village Ath Ali, privés encore d’électricité durant quarante huit heures, après les premières coupures qui ont duré plusieurs jours. « Les boîtes à fusibles ont explosé. On avait cru à un attentat », nous a signalé un habitant de Tighilt Bougueni. Et de poursuivre que « tout le monde est sorti dehors. Fort heureusement, ce n’est que le courant qui a été coupé. Mais il faut dire que les habitants de ces deux localités ont souffert deux nuits durant». Dans l’après-midi de lundi, la Sonelgaz a dépêché une équipe pour réparer ce qui a été endommagé au niveau du transformateur, après que les autorités locales eurent ouvert la route bloquée par la neige. Même si ces boîtes à fusibles ont été remplacées par d’autres, les abonnés de Tighilt Bougueni et d’Ath Ali ont peur de revivre la même situation, car, disent-ils, la surconsommation durant ces journées de froid ne pourrait être supportée par un seul transformateur. « Nous demandons à ce qu’un autre transformateur soit mis en place à l’intérieur de la niche déjà prête. Dans le cas contraire, nous allons signer une pétition et nous refuserons de nous acquitter des factures», nous a fait savoir un citoyen de Tighilt Bougueni. Tout de même, certains foyers, dans des zones éparses, n’ont pas encore d’électricité à cause de certains câbles tombés durant cette tempête de neige. L’autre problème auquel sont confrontés tous les villages et hameaux de M’Kira est manque du gaz butane. Tout le monde court pour avoir une bonbonne de gaz. « Quand il faisait beau, les livreurs relevant de la commune de Timezrit, qui nous est limitrophe, arrivaient dans tous les hameaux. Mais, avec cette crise, ils ne veulent plus nous vendre du gaz. Ils exigent même de leur montrer une carte d’identité prouvant que l’on est du village d’Afir Azazna. Il faut dire aussi que la bouteille de gaz est vendue à quatre cent dinars et sous le manteau. Ce qui oblige les habitants de M’Kira à aller à Tizi Gheniff, et même à Draâ El Mizan, pour faire la chaîne dans l’espoir d’avoir ce produit », nous a déclaré un enseignant de M’Kira. Du côté de l’APC, des autorisations sont données et signées au profit des comités de villages pour aller avec leurs propres moyens jusqu’à Oued Aïssi afin de s’en approvisionner. Notons, enfin, que seul le village de Tahachat bénéficie actuellement du gaz de ville, en attendant de mettre en service celui d’Imaândène et du chef-lieu dans les prochains jours.
A. O.






