Par DDK | 16 Février 2017 | 1186 lecture(s)

Les berges de l’oued El Djemaa polluées

Aïn El Hammam

Même si l’eau n’y est plus aussi abondante que jadis, la rivière d’El Djemaa attire toujours comme par le passé les amoureux de la nature et du calme, qui aiment passer quelques moments en famille, au bord de l'eau.

L’oued El Djemaa a toujours été considéré comme la limite naturelle entre les communes d’Ain El Hammam et ses voisines d’Akbil et de Yataffen, au point où il est difficile de déterminer son appartenance en certains endroits. Des ordures provenant de l'une ou l'autre rive, s'accumulent depuis quelques temps sur les berges, devenues des dépotoirs et qui ne sont plus ce qu’elles étaient auparavant. Des détritus de toutes sortes y sont jetés à tout va par des pollueurs sans scrupules. Des sacs en plastique ou tout autre déchet arrivent jusqu’au lit de l’oued que certains confondent avec un réseau d’égout. Dès qu’on franchit le pont menant à Yataffen, on est accueilli par un tas d’ordures amassées sur le vieux pont alors que le lit de la rivière en contrebas en regorge. Plus loin, les berges verdoyantes et propres, il fut un temps, sont devenues une décharge où des gravats et de la terre, mêlés aux déchets de toutes sortes, issus de démolitions et autres terrassements, sont déposés par dizaines de camions. Les citoyens de passage tout comme les anciens habitués des lieux, sont révoltés par de tels actes qui défigurent l’environnement. En sus des jeunes sportifs qui s’adonnent à des parties de football, sur le terrain contigu, des citoyens de passage et même les résidents aiment à y passer quelques moments de détente avec leurs enfants qui se défoulent sur les bords verdoyants. Cependant, pour trouver une place qui sied au repos et au calme, il faut maintenant longer la rivière pour dénicher un lieu propre, loin de la portée des mains polluantes. L’eau provenant des sources naturelles sises à quelques kilomètres en amont, se charge peu à peu de détritus et autres liquides douteux qui s’y déversent, chemin faisant. L'onde si pure au sortir du sol laisse apparaître ces derniers jours des résidus huileux dont seuls les services de l'environnement pourraient déterminer la provenance et, éventuellement y remédier. Avec les pluies hivernales, le torrent gonflé déborde pour se charger d'une partie des détritus qu'il se chargera de déposer quelques kilomètres plus loin, au barrage de Taksebt. Des opérations de nettoyage des lieux sont plus que jamais nécessaires.

A. O. T.

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