Par DDK | 20 Mars 2017 | 613 lecture(s)

L’angoisse d’une sécheresse hante les paysans à Aïn El Hammam

Peu de pluies sont tombées, jusque-là, en cette saison humide. Les quelques averses survenues, peu de temps après les dernières neiges, ne semblent pas suffisantes pour une saison que l’on est habitué à voir plus humide. Les paysans, les plus concernés par cette situation, craignent un hiver plutôt sec. Pour l’heure, ceux d’Aïn El Hammam ne semblent pas se contenter des précipitations qui se sont abattues sur la région, qui connaît habituellement des neiges et des pluies jusqu’au début de l’été. Les agriculteurs commencent à s’inquiéter quant au devenir de leurs cultures. Si l’on peut dire que la nappe phréatique s’est régénérée et que les sources ont repris leur débit normal, la terre, en revanche, manque d’eau. Les nombreux citoyens, qui se sont mis à l’agriculture ces dernières années, ne cessent de scruter le ciel. Leurs champs de fèves, de petits pois et autres ont besoin d’un arrosage que seule la pluie pourrait apporter. Les arbres mis en terre cette saison, nécessitent, eux également, un apport en eau pour leur donner plus de chances de réussir. Le bulletin météorologique est suivi chaque soir pour déceler une quelconque perturbation, synonyme de quelques «gouttes d’eau». La pluie et même la neige, annoncées plusieurs fois durant le mois dernier, ne sont finalement pas tombées, au grand dam des paysans dont l’inquiétude ne cesse de croître. «On pense au reste de l’année. Pour le moment, les températures ne sont pas encore élevées. Mais si le reste du mois de mars et le mois d’avril, habituellement très humides, n’apporteront pas leur lot de pluies, nous aurons toutes les raisons de nous inquiéter», déclare un jeune agriculteur qui refuse de se laisser aller au pessimisme et de voir ses fèves desséchées. «Il n’est pas encore trop tard. La pluie peut tomber du jour au lendemain. Nous avons le temps jusqu’au mois de juillet», rétorque un homme âgé qui donne l’impression de le consoler. «Les anciens racontent que la neige est tombée, une fois, en pleine saison de fenaison, sur les gerbes de blé». Mais là, c’était une autre époque.

A. O. T.

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