Par DDK | 20 Mars 2017 | 722 lecture(s)

Face à la faible pluviométrie

Les agriculteurs s’inquiètent !

Peut-on parler déjà de sécheresse ? «C’est effectivement inquiétant, mais pas alarmant !», répond un agronome qui évoque la relative importance de la pluviométrie des mois de janvier et février.

En tout état de cause, si les pluies n’arrivent pas ces prochains jours, il y a de quoi s’inquiéter vraiment, notamment pour certaines cultures. Ainsi, pour ceux qui ont les moyens d’irrigation, la situation est moins dramatique. En revanche, pour l’agriculture vivrière, très importante par ailleurs, on commence à enregistrer les premiers dégâts dans les cultures de l’oignon, de l’ail, de la salade, de la pomme de terre dans quelques communes sud de la wilaya de Tizi-Ouzou. Aussi, les producteurs de foins sont également touchés par ce stress hydrique tout comme les oléiculteurs et autres paysans qui exercent dans l’arboriculture. Même topo pour la céréaliculture où la fin du mois de mars et le mois d’avril est décisive pour cette culture stratégique, et c’est au niveau des précipitations en ce mois que se dessinent les prémices de la récolte ainsi que les prévisions pour cette campagne 2016/2017. Les éleveurs sont tout aussi inquiets que leurs autres collègues. Ils appréhendent, en effet, la hausse des prix des aliments de bétail pour les prochains mois. Par conséquent, cela va influer aussi sur les prix des viandes (rouge et blanche) et des œufs. «Chaque matin, je guette le ciel et je ne rate jamais les prévisions météorologiques, il est vrai que le stress hydrique a gagné quasiment tout le monde au point où l’on en parle partout», affirmera en substance un aviculteur de Maatkas. Le réchauffement climatique est-il déjà si concret que cela ? C’est l’interrogation qui revient avec persistance chez l’opinion, heureusement que dans la foulée, l’on espère de nouveau des pluies salvatrices pour ces prochaines semaines car mieux vaut tard que jamais. Dans certains villages, on s’adonne même au rituel d’Anzar dans l’espoir de voir le firmament plus généreux.

C. A.

0