Par DDK | 18 Mai 2017 | 759 lecture(s)

AÏN EL HAMMAM

L’APC sensibilise contre les MTH

À l’approche de la saison estivale, l’APC d’Aïn El Hammam vient de prendre certaines dispositions, à même d’écarter le risque de maladies à transmission hydrique. Des affiches, appelant la population à se conformer à certaines règles, ont été placardées au niveau des villages.

«L’eau est une ressource aussi précieuse que vitale. La sauvegarder, c’est protéger la santé de tout un chacun», est-il écrit sur ces affiches qui invitent, un peu plus loi, «l’ensemble des habitants des villages à procéder impérativement au nettoyage et à la désinfection des bâches à eau des sources aménagées» et ce, une fois par an.

Pour plus d’efficacité, les opérations devraient, préconise-t-on, se dérouler durant les périodes de dégel et de grandes pluies, avril et mai, ainsi que durant le mois d’août, au moment où l’eau est à son bas niveau dans les réservoirs. C’est durant l’intervalle, allant de mai à août, que les sources sont le plus vulnérables à toute sorte de pollution qui entraîne «la dégradation de la qualité physicochimique et bactériologique de l’eau potable». Un nettoyage en règle, avec brossage des parois, rinçage et vidange des réservoirs est vivement recommandé, comme première mesure.

L’application de la solution désinfectante sur toutes les parois des ouvrages, suivie d’un rinçage, devrait éliminer tout risque de contamination. Par ailleurs, un appel identique a été adressé aux propriétaires de puits qui doivent également procéder à leur nettoyage et à leur désinfection. Ils sont ainsi invités «à se rapprocher des services d’hygiène, pour l’acquisition de galets de chlore».

Il va sans dire que la population de la région ne consomme, dans sa majeure partie, que l’eau de source, réservant celle du robinet au lavage et autres travaux domestiques. Des opérations de traitement régulières des points d’eau devraient, en effet, suffire à écarter tout danger. Il a été, cependant, constaté que dans certains endroits, les abords des fontaines sont jonchés de détritus, alors que des eaux non-canalisées stagnent aux alentours.

À Thimedhouine, à titre d’exemple, un bassin couvert est devenu un réceptacle de détritus, alors ceux de l‘extérieur, nettoyés habituellement par les villageois, sont recouverts de mousses et demeurent un foyer de moustiques. L’eau, vendue en bouteille, n’est pas indemne de tout reproche. Présentée au soleil à longueur de journée devant les magasins, au même titre que d’autres boissons gazeuses et autres jus, elle ne peut qu’être altérée par l’effet des rayons du soleil.

A. O. T.

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