Par DDK | 18 Mai 2017 | 760 lecture(s)

AÏN EL HAMMAM - Collecte de sang

Les citoyens ne se bousculent pas

En collaboration avec Algérie-Poste, une journée de collecte de sang a été organisée, il y a quelques jours, par l’hôpital d’Aïn El Hammam. Ainsi, les postiers de la ville se sont rendus au camion «clino mobile», mobilisé à cet effet, afin de faire don de leur sang.

En stationnement en contrebas du bureau d’Algérie-Poste, le véhicule, équipé du matériel médical nécessaire, attendait également des volontaires parmi les citoyens qui voudraient aider à sauver des vies. Cependant, plusieurs conditions, dit-on, doivent être réunies pour qu’un individu puisse participer à cette louable action, explique un médecin.

Ainsi, le donneur doit être volontaire et en bonne santé : il ne doit être sous aucun traitement médical, comme il ne doit pas avoir consommé tout produit alcoolisé, durant les dernières 24 heures. Immédiatement après, le donneur s’alimente avec des jus, du yaourt et des biscuits que l’équipe médicale a pris soin de préparer, afin de lui éviter une éventuelle hypoglycémie. Par ailleurs, il ne doit pas conduire durant les deux heures ayant suivi le don de sang.

À noter que trois infirmières, travaillant au laboratoire et un médecin de l’hôpital, ont été affectés pour les besoins de cette collecte qui ne fut pas très fructueuse finalement, puisqu’en fin de journée, seules treize pochettes ont été récoltées. Il est vrai que, pour des raisons inconnues, les donneurs se font de plus en plus rares au niveau des hôpitaux.

«C’est le moment choisi pour renflouer la banque de sang de l’hôpital qui ne doit pas manquer de ce précieux liquide rougeâtre sans lequel des blessés et autres perdraient la vie», préconise une infirmière. Et à une autre de lui emboiter le pas : «Il faut dire également que la communication à ce sujet fait défaut.

On ne voit que rarement des affiches appelant des citoyens à se présenter aux centres de transfusion sanguine. Quant aux explications et à la sensibilisation en direction du grand public, elles sont quasi inexistantes».

A. O. T.

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