Par DDK | 12 Aout 2017 | 936 lecture(s)

AÏN EL HAMMAM Chantier 45/48 logements

A l’arrêt depuis… cinq ans

Faisant partie de la cité Sidi Ali Ouyahia, un quartier périphérique de la ville d’Aïn El Hammam, le chantier des 45/48 logements est à l’arrêt depuis cinq ans.

Pourtant, selon nos sources, l’avancement des travaux, avant qu’ils ne soient stoppés net, étaient estimés à près de quatre-vingts pour cent. Leur livraison devait s’effectuer au mois d’avril de l’an dernier, pour procéder au relogement des ex-locataires des immeubles de la ville, qui menaçaient de s’effondrer suite à un mouvement du sol. Les sinistrés avaient été à l’époque logés provisoirement «dans l’urgence» dans des logements sociaux de la commune d’Aït Yahia. Pour l’heure, à la place d’immeubles d’habitations devant faire le bonheur de nombreuses familles, les riverains se trouvent face à des carcasses hideuses, hantées par des chiens errants et des noctambules. Les herbes folles envahissent les monticules de gravats et même l’intérieur des bâtiments. Les services concernés refusent de divulguer les informations concernant cet abandon que «seules les cellules de communication sont habilitées à diffuser», rétorquent-ils. «Au moment où de nombreux citoyens ne trouvent pas où s’abriter, des responsables se permettent de laisser à l’abandon près de cinquante logements», s’indigne un riverain. Les citoyens n’hésitent pas à affirmer que «ce chantier aura le même sort que la polyclinique, dont les travaux ont duré plus de quarante ans». Faut-il les détruire pour en reconstruire d’autres ou les laisser en l’état ? Cette interrogation est sur toutes les lèvres des habitants de l’ex-Michelet.

A.O.T

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