Par DDK | 13 Septembre 2017 | 905 lecture(s)

Aïn El-Hammam

La grande rue encombrée

La grande rue de la ville d’Aïn El-Hammam est en passe de supplanter le marché hebdomadaire par ses nombreux étals installés anarchiquement de part et d’autre de la chaussée. Si, à une époque, on avait débarrassé les trottoirs des marchandises qui les encombraient, on avait omis de remettre en place les marchands ambulants de tout acabit qui étendent leur territoire jusqu’aux trottoirs. Chassés de la rue il y a quelques années, pour être recasés dans des baraques au milieu du marché hebdomadaire, ils sont vite revenus à leurs places initiales, abandonnant les cabines qu’on avait mises à leur disposition. Même les marchands qui disposent de place au niveau de l’aire du marché, s’installent en ville, les autres jours de la semaine, faisant de la rue Colonel Amirouche un marché quotidien à ciel ouvert, avec tous les désagréments qui en découlent. Des camionnettes arrivant d’ailleurs, contribuent à accentuer le désordre. Les habitués de la ville calme et propre ne s’y retrouvent plus. Hormis les bruits dont les riverains se plaignent, la rue, dans son tronçon situé entre Tiqerravine et le carrefour de la place est constamment jonchée de détritus, malgré le passage régulier des agents de la voirie. Des cartons, des sachets et même des légumes avariés sont abandonnés sur place par les vendeurs. Les trottoirs étroits et encombrés poussent les piétons à descendre dans la chaussée pour la disputer aux automobilistes qui se fraient péniblement un passage entre les étals et les stationnements gênants. Un simple arrêt d’un véhicule devant déposer un malade au niveau d’un cabinet de médecin provoque un embouteillage, où se trouvent coincées des dizaines de voitures. Il faut alors une demi-heure pour dénouer l’écheveau, surtout qu’au bout de la rue, les fourgons de transport ne cessent de ralentir la circulation par leurs incessantes manœuvres. Un habitant des bâtiments CNEP relate des situations où «les éléments de la Protection civile sont intervenus à pied pour secourir un malade. Mais que peuvent-ils faire en cas d’incendie?». Pourtant, l’aire du marché est limitrophe de la rue colonel Amirouche. Il suffit que tous prennent la décision de s’y installer et tout rentrera dans l’ordre. A moins qu’ils attendent qu’on les y remette par la force de la loi.

A.O.T.

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