Par DDK | 11 Janvier 2018 | 1304 lecture(s)

Tafoughalt - Augmentation des prix

Les usagers du transport mécontents

Les transporteurs de voyageurs par fourgons assurant la desserte Tafoughalt (Aït Yahia Moussa) - chef-lieu de daïra de Draâ El-Mizan avaient, unilatéralement, augmenté le tarif du ticket de transport de 30 dinars à 40 dinars pour une distance de 12 kilomètres avant l'entrée en vigueur des nouveaux tarifs prévus pour hier.

En effet, c'est avant-hier que les voyageurs à destination de cette ville ont été sommés à payer 40 dinars, soit une augmentation de 10 dinars. Ce qui est jugé exagéré par les usagers. «Pourquoi ont-ils augmenté le tarif une journée avant ? Pourquoi 10 dinars? Or, pour une distance comprise entre 0 et 20 kilomètres, l'augmentation fixée par la nouvelle réglementation n'est que de 5 dinars», fulmine un usager accosté au stationnement réservé à ces transporteurs à quelques mètres de la stèle Matoub Lounès. Et à un autre d'ajouter: «Tout le monde profite de l'augmentation du carburant pour faire flamber les autres produits. Ils veulent tous sucer notre sang. Il faudrait que les pouvoirs publics soient ferme à l'encontre des contrevenants». D'ailleurs, sitôt la nouvelle répandue dans ce village de plus de 5000 habitants dont la plupart travaillent ou font leurs emplettes à Draâ El-Mizan, la route a été coupée. Les transporteurs ont, alors, garé leurs fourgons dans leurs garages. «C'est une augmentation raisonnable d'autant plus que nous avons trop de charges. En plus, l'augmentation du carburant nous a vraiment plumés. Aussi, l'état de la route qui mène au village est dégradé. Celle-ci est en pente sur plus de trois kilomètres. Nous ne savons pas pourquoi la population a réagi de la sorte», dira l'un des transporteurs. Il est à rappeler qu'en 2016, ces transporteurs avaient tenté d'augmenter le prix du ticket de 25 dinars à 35 dinars. Suite aux réclamations des usagers, l'augmentation n’a été que de 5 dinars. «Il est vrai que ces transporteurs ont des charges à régler. Mais, nous aussi, nous devons payer plus de 300 dinars par mois à cause de cette augmentation sans compter la saignée qui nous guette pour les autres produits. C'est l'asphyxie. Or, notre salaire n'a pas bougé d'un centime», déplore une jeune fille exerçant dans une entreprise privée.

Amar Ouramdane

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