Par DDK | 13 Février 2018 | 1325 lecture(s)

AGRARADJ - Bitumage du chemin communal

Des villageois opposé à la poursuite des travaux

Les travaux de bitumage du chemin communal d'Agwni Ghezifene au village d'Agraradj, distant d'une lieue du chef-lieu de la commune des Aghribs, sont momentanément arrêtés suite à l'observation de malfaçons lors de la pose du lit de sable et de graviers.

L'entreprise chargée de la réalisation de ce tronçon routier, d'une longueur de près de 1300 mètres linéaires pour une largeur de 4,20 mètres, a procédé à l'utilisation de matériaux qui ne répondent pas aux normes requises, a-t-on appris auprès des villageois. Ce qui n'a pas été du goût des citoyens de ce village. Le pot aux roses aurait pu passer inaperçu sans les dernières pluies qui se sont abattues et qui ont mis en évidence la qualité douteuse de gravier utilisé. Devant cet état de fait, une délégation de citoyens de ce village a entrepris plusieurs démarches auprès des autorités compétentes à commencer par les responsables de l’APC des Aghribs et même de la daïra d'Azeffoun où ils ont exposé leurs doléances. Une commission des services techniques s'est rendue sur les lieux et a constaté de visu la non-conformité des travaux. Les responsables de l'entreprise réalisatrice ont été avisés et ont été tenus dans l'obligation de revoir le projet. Dans l'après-midi même de cette notification, on a observé les engins de cette entreprise procéder à l'évacuation de la couche de gravier. Cette épisode renseigne, si besoin est, sur la nécessité de l'organisation et de l'implication de la société civile dans le suivi des travaux car les services techniques sont souvent dépassés et ne sont pas toujours sur le terrain pour constater les vices dans la réalisation des projets. Le laisser-aller a engendré des pertes colossales au trésor de l'Etat et pour se convaincre il suffit de voir l'état du réseau d'alimentation en eau potable (AEP) dont le taux de déperdition dépasse les 60%. Des milliards on été dépensés mais le problème de la disponibilité de ce liquide précieux persiste encore, surtout en période estival, à cause en grande partie des fuites et des avaries.
Mohand I.

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