Par DDK | 16 Avril 2018 | 955 lecture(s)

DRAÂ EL-MIZAN Crise de lait en sachet

Les mesures de l’ONIL

L’Office national interprofessionnel du lait (ONIL) a annoncé l’augmentation du prix de la poudre de lait aux laiteries aussi bien publiques que privées.

Cette annonce a été bien accueillie par les professionnels du secteur, laissant ainsi sceptiques les consommateurs. «Pour le moment, ce n’est qu'une annonce. On ne peut pas pour autant s’en réjouir tant que nous ne voyons pas ce produit exposé en quantité. Il ne faut pas tomber dans l’optimisme béat avant que cela ne soit concret», laisse entendre un habitant de Draâ El-Mizan. En effet, depuis un certain temps, la wilaya de Tizi-Ouzou vit une crise de lait pasteurisé sans égale. Cette situation est accentuée par les pratiques condamnables de certains commerçants. Ils recourent ainsi à la vente concomitante, en obligeant le consommateur à acheter un autre produit, comme du lait entier, du petit-lait, du jus ou du camembert, en échange de deux sachets de lait. Sur un autre volet, les consommateurs ne peuvent que se réjouir de la baisse, substantielle soit-elle, de certains fruits. Ainsi, après avoir était "le fruit des riches", la banane est devenue à la portée des bourses moyennes. Depuis le début de la semaine dernière, ce fruit a enregistré une baisse de ses prix. Sur les étals des marchés de fruits et légumes, le prix de ce fruit exotique oscille entre 270 et 300 dinars le kilo, loin des 450 dinars des mois précédents voire des 600 dinars affichés il n’y pas si longtemps. «La banane coûte toujours chère. Certes, le consommateur a gagné quelques dinars, mais cela reste toujours insuffisant pour que tous les ménages puissent consommer ce fruit», soutiendra un père de famille accosté devant un marchand de fruits et légumes. «La production internationale est en hausse. Et puis, les quantités importées sont un peu élevées par rapport à celles de l’année dernière. Je crois que d’ici le mois de Ramadhan, elle va subir encore des baisses sensibles», estimera un grossiste en fruits et légumes. Il est néanmoins à souligner que la mercuriale s’est un peu emballée ces derniers jours avec un kilo de laitue qui se négociait à 200 dinars. «Pourtant, c’est la saison des légumes frais. Mais on constate que la tomate qui se vendait à cinquante dinars est à 120 DA, de même pour la courgette. Le poivron n’a pas connu de baisse. Il est relativement cher», fera remarquer un consommateur. À un mois du Ramadhan, les ménagères pensent déjà à toutes les gymnastiques qu’ils devraient faire pour gérer leur portefeuille. À noter aussi que le prix du poulet vidé est ascendant, il est entre 380 et 420 dinars le kilo. Quant à la sardine, elle est hors de portée depuis des mois, elle affiche les 700 DA/kg chez les poissonniers.
Amar Ouramdane

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