Par DDK | 16 Avril 2018 | 866 lecture(s)

Aïn El Hammam

Une trentaine de foyers sans électricité

Bien que le taux d’électrification avoisine les 100% dans la commune d’Aïn El Hammam, il n’en demeure pas moins que nombre de foyers ne sont pas encore raccordés au réseau électrique. Plus de trente foyers, localisés à la périphérie du village d’Aït Aïlem, attendent toujours le raccordement de leurs habitations au réseau électrique. Les propriétaires doivent se débrouiller par tous les moyens pour profiter de ce "luxe" dont bénéficient la majeure partie des habitants de l’ex-Michelet. Ces villageois ne cessent de se plaindre aux autorités et de réclamer leur part de développement qui semble «s’éloigner à force de l’avoir attendu pendant longtemps». «Nous avons l’eau et le gaz naturel. Mais cela demeure insuffisant si nous ne possédons pas le courant électrique qui nous permettra de vivre dans de meilleures conditions», dira l’un des habitants dudit bourg. Et de nous remettre des copies de requêtes adressées aux autorités concernées. Certains locataires qui avaient quitté la promiscuité du village pour construire un logis décent à la périphérie, en sont arrivés à se demander si leur choix a été judicieux. «Parfois, il m’arrive de regretter la bicoque que j’occupais au centre du village. Là bas au moins, j’avais mon compteur électrique sans avoir à dépendre des voisins que je remercie pour m’avoir permis d’effectuer un branchement à partir de leur compteur», dira l’un d’eux. Leurs requêtes succèdent aux demandes d’audience auprès des autorités locales et de la wilaya avec l’espoir de trouver une oreille attentive à leurs doléances. Suite à toutes ces démarches, «les services de la SDC se sont déplacés sur les lieux à plusieurs reprises, mais sans résultat jusqu’à maintenant», informe-t-on. Par ailleurs, «l’entreprise qui avait effectué des raccordements vers les habitations situées sur la RN71, à la périphérie du village de Tillilit, était chargée de l’extension de notre quartier», fait-on savoir. Selon un autre habitant, «vivre sans électricité est la pire situation qu’un humain puisse endurer en 2018, alors que la plupart des foyers de la commune de l’ex-Michelet en sont pourvus». Il faut cependant dire que de nombreux citoyens, à la recherche de plus d’espace, ont construit leurs habitations aux abords des agglomérations avec l’espoir de voir les autorités viabiliser les nouveaux quartiers ainsi créés. Plusieurs ensembles d’habitations ont bénéficié de cette énergie si demandée depuis quelques années. On citera ceux se trouvant à la périphérie de Taourirt Menguellet, de Tillilit, ou encore ceux érigés le long de la piste faisant la ceinture des bourgs des Ath Khlef. Les mécontents d’Aït Aïlem espèrent eux aussi voir leur tour arriver. Ils lancent, ainsi, un appel à qui de droit pour bénéficier de cette énergie.
A.O.T.

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