Par DDK | 16 Avril 2018 | 890 lecture(s)

Aït Yahia

Des locaux commerciaux à l’abandon

L’on se demande comment la commune d’Aït Yahia, qui accuse des manques dans tous les domaines, abandonne des locaux qui peuvent abriter des dizaines d’activités. L’attention des passants, qui empruntent l’unique rue du chef-lieu communal, est attirée par des cabines sahariennes alignées juste en face du siège de l’APC. Une douzaine de box, de dimensions réduites, sont complètement saccagés par des vandales. «Il n’y a pas de gardien pour les protéger. Elles ont été déposées là, puis abandonnées aux intempéries et au premier venu. Le résultat est maintenant là. Elles ne servent plus à rien», déclare un citoyen de la commune rencontré au chef-lieu. Un gâchis dont personne ne prend la responsabilité. Elles seraient, selon nos sources, installées là par la Direction du commerce de Tizi-Ouzou pour les besoins de la création d’un marché de proximité. Elles devaient être attribuées à de jeunes chômeurs de la région qui allaient gagner leur vie en ouvrant des petits commerces. Une idée que tous saluaient à l’époque surtout que le lieu choisi, en plein chef-lieu, une rue commerçante, semblait idéal pour un magasin. Pour le moment, tout un espace que l’APC pourrait aménager pour quelque projet est «squatté» par ces ruines. A près d’un kilomètres de là, à l’entrée de la cité dite «Taqaats Idheballen», une bâtisse de plusieurs étages tombe en ruines. Renseignements pris, on nous informe que cet immeuble a «été construit dans le cadre du programme de construction des cent locaux par commune dits du «Président». Toute la boiserie a été démontée et emportée par des cambrioleurs qui n’ont laissé, par ailleurs, que des trous à la place des interrupteurs électriques et de la plomberie. Tout ce qui est démontable a été emporté : les tuiles, le bois de charpente et tout élément susceptible d’être utilisé dans une construction. La carcasse est devenue un refuge pour de jeunes désœuvrés. Pourtant, les travaux ont été finalisés et il ne restait que la distribution des arrêtés d’attribution à leurs bénéficiaires. Là aussi, on nous informe que la bâtisse terminée n’a jamais bénéficié de gardiennage qui aurait évité un tel saccage. Les soixante chômeurs qui attendaient leurs décisions d’attribution ont dû se trouver un autre travail. La nouvelle APC d’Aït Yahia, qui vient d’hériter de ces ruines, se trouve devant un dilemme. Que faire de ces carcasses hideuses qui ne manqueraient pas d’attirer tous les maux si elles demeurent dans cet état ? On ne peut envisager de les réparer vu que, selon nos sources, leur remise en état couterait plus cher qu’une nouvelle construction. Les démolir semble la solution idoine bien qu’il soit difficile de trouver les fonds nécessaires à cette opération en ces temps de disette.
A. O. T.

0