Par DDK | 16 Mai 2018 | 1094 lecture(s)

Boudjima

Le marché hebdomadaire réactivé

À la veille du mois sacré, le marché hebdomadaire de la commune de Boudjima s’anime quotidiennement. En quête des meilleurs prix, les populations y affluent dans l’espoir de préserver quelques dinars. Dans ce marché, ou ce qui en reste de l’ancien englouti par le béton, le commerce des fruits et légumes est parmi les rares activités encore exercées par les marchands. Et c’est justement à ce genre d’occasion, soit l’approche du mois de Ramadhan, que les populations locales s’y rendent à la recherche de bons prix. Cette semaine, les étals semblent garnis avec des marchandises affichant des prix tellement abordables que l’air d’étonnement se lit sur les visages des clients, issus de tous les villages de la commune : Tarihant, Afir, Ichetouanen, Tikaâtine, Yaffajen, Imravdhen, Ighzer Nekba, Ihemithen, Tala Taghla... «Oui, bien sûr que je suis satisfait. J’espère aussi que les prix ne fluctueront pas dans les prochains jours», souhaite un sexagénaire. Les coûts proposés sont, en effet, abordables comparés à ceux des années précédentes. Des périodes qui ont appris aux ménages à quoi s’attendre au début d’un tel mois. L’appréhension des prix est tellement enracinée qu’aujourd’hui, ce sont les prix jugés bas qui étonnent. Ainsi, ces jours-ci l’espace commercial en question connaît un engouement important, ce qui était rarement le cas les moins précédents, sachant que ce marché ne se tenait qu’un jour par semaine (chaque jeudi). Et pourtant, cet espace commercial abritait une forte activité auparavant. Ce n’est qu’après l’arrivée du «béton» qu’il a pratiquement disparu. Pour beaucoup, sa «disparition» a porté un coup dur à l’économie locale. Jadis, il recevait des gens venus de tous les coins du pays et même de l’étranger. Certains seniors se souviennent encore de quelques Marocains et d’autres étrangers qui y vendaient ou échangeaient des marchandises.
Akli N.

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