Par DDK | 13 Juin 2018 | 1377 lecture(s)

BOUDJIMA - Usage du poison pour l’abattage des chiens errants

Des animaux sauvages décimés

Les campagnes ont incontestablement un côté positif. Mais comme dommage collatéral, elles déciment tout un patrimoine animalier sauvage.

Les campagnes d’abattage des chiens errants périodiquement organisées à travers les villages ne tuent pas uniquement ces animaux. Les animaux sauvages qui s’approchent des zones habitées sont également victimes de ces produits jetés anarchiquement dans la nature. En effet, à Boudjima où ces campagnes sont très fréquentes, les populations font état, dans plusieurs villages, d’animaux retrouvés morts près de leurs maisons. A Agouni Oufekous, des citoyens témoignent avoir retrouvé morts des chacals, des écureuils, des lièvres et des oiseaux de diverses variétés. C’est un véritable carnage qui est en train de se commettre. Aucune partie des pouvoirs publics ni une quelconque voix ne lèvent le petit doigt pour protéger ces animaux victimes du souci du bien-être de l’homme qu’on recherche quel que soit le prix. L’abattage des chiens errants pour éviter la propagation de maladies comme la rage est concevable, mais le procédé est discutable, car il peut y avoir d’autres moyens qui épargneraient ces animaux sauvages qui permettent l’équilibre naturel tout aussi vital pour l’humain que pour le reste des espèces. Si le rôle de ces animaux n’est pas souvent connu, il reste incontestable dans cette harmonie naturelle dans laquelle nous évoluons, car si la nature peut bien se passer d’une espèce, l’humain doit bien savoir qu’il ne s’agit que de lui. Les services concernés doivent cibler et isoler les animaux à abattre. La méthode qui a déjà été utilisée et qui n’est donc pas un secret est l’abattage par balles permettant de protéger la faune sauvage qui est entrain de subir une véritable extermination. La faune est en danger et les élus font mine de ne pas s’en apercevoir, ce qui est pire qu’un fait d’inconscience. Pour beaucoup, il est inconcevable que ces campagnes soient lancées à la simple demande orale de quelques citoyens pour la plus futiles des causes. Ne dit-on pas que pour tuer son chien, on dit qu’il a la rage ? Des campagnes d’abattage sont parfois lancées de façon aberrante, comme à la demande d’un éleveur qui se plaindrait de la présence de rats dans son étable. Cette facilité à semer le poison à tous vents peut être encore plus préjudiciable, car on parle hélas de cas où le poison est même confié à certains citoyens qui l’utiliser d’eux-mêmes. On n’est pas loin du danger qui menacerait des vies humaines, pas vraiment loin !
Akli. N

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