Par DDK | 13 Juin 2018 | 948 lecture(s)

Larbâa Nath Irathen

La mendicité prend de l’ampleur

à Larbâa Nath Irathen, ces derniers temps, surtout en ce mois sacré et à l’approche des fêtes, de nombreux mendiants font leur apparition, sans que personne ne sache d’où ils sortent. Guettant les lieux les plus fréquentés, comme les sorties de mosquées, stations de fourgons, superettes et autres endroits du chef-lieu de la localité, ils se livrent à leur jeu d’attendrissement avec leurs techniques bien rodées, réussissant souvent à émouvoir les passants qui n’hésitent pas à mettre la main à la poche. En effet, il n’échappe à personne que le phénomène de la mendicité prend exagérément de l’ampleur, au niveau de la localité de Larbâa Nath Irathen, tout comme les autres communes. Mais que faire dans ce genre de situation ? Les citoyens, impuissants, ne savent pas à quel saint se vouer, et la pratique prend des allures d’un droit, et s’exerce avec un harcèlement à la limite de l’agressivité. Il est clair que, de nos jours, la mendicité est devenue une activité très rentable, en témoignent les commerçants qui, chaque soir, se voient proposer des sacs entiers de pièces de monnaie à échanger contre des billets d’argent. Le plus fâcheux, dans ce phénomène, c’est l’exploitation des enfants, voire des bébés, qu’on associe à ce genre de pratiques, afin d’amadouer les passants. Tous les moyens sont bons. Certains ont recours à des astuces des plus géniales, comme l’utilisation d’ordonnances pour toucher les citoyens et la simulation de handicaps. Comment distinguer le vrai du faux ? Une question que tout le monde se pose. Mais, le mois sacré aidant, les passants n’hésitent pas à donner, à tous ceux qu’ils croient dans le besoin, préférant faire profiter les crétins que rater d’aider un vrai nécessiteux. Une vielle femme, attire notre attention au niveau du chef-lieu. Elle s’est accrochée avec une femme, qui tient un bébé sur le trottoir, à coté de la mosquée. La pauvre vielle femme avait donné une brioche à l’enfant, que celui-ci accepta. Mais, à peine avait-elle fait quelques pas, elle vit, en se retournant par hasard, la mère de l’enfant jeter la brioche. La vieille rebroussa chemin, et reprocha à la mendiante son comportement. Cette dernière lui rétorqua qu’elle n’avait pas besoin de sa brioche et qu’elle voulait de l’argent et rien autre. La pauvre vielle abasourdie, jure de ne plus se laisser berner par ces bandits de grands chemins. «Désormais, je ne serai charitable qu’envers les pauvres de mon voisinage, ceux que je connais réellement dans le besoin.» Sage décision ! Tout le monde devrait s’inspirer de la conclusion de cette vieille femme au grand cœur pour contrecarrer ce véritable fléau.
Youcef Ziad.

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