Par DDK | 11 Juillet 2018 | 993 lecture(s)

Aït Yahia Moussa

Le projet de salle de soins d’Agouni Ahcène abandonné ?

Les habitants des villages d'Agouni Ahcène, d'Ath Moh Kaci et d'Imzoughène interpellent les autorités au sujet du projet de la salle de soins abandonné depuis plus d'une vingtaine d'années. En effet, au temps de la DEC, après la dissolution des APC en 1991, une structure de Santé a été lancée à quelques dizaines de mètres de l'école primaire d'Agouni Ahcène. Si l'ossature a été réalisée, à savoir, les piliers, une dalle et les travaux de briqueterie, le reste n'a pas suivi. «Juste après l'avènement du terrorisme et son corollaire l'insécurité, la bâtisse a été laissée à l'abandon. Aujourd'hui, comme vous voyez, on dirait qu'il s'agit d'une habitation en ruines», nous expliquera un habitant du village, accosté devant ce qui devait être une salle de soins. Cet interlocuteur nous dira que des démarches ont été faites pour que le projet soit relancé, en vain. L’énigme est qu’il n y a pas trace dans les archives concernant ce projet. Les habitants lancent un appel à l'assemblée actuelle afin de trouver la fiche technique de ce projet et le relancer car son importance n'est pas à démontrer. «Puisque, déjà, l'ossature existe, il suffirait de lui dégager l'enveloppe nécessaire pour que cette salle soit achevée», ajoutera la même personne. A souligner que pour une simple injection, les patients de cette localité de près de deux mille habitants doivent faire des déplacements aux chefs-lieux communaux d'Ait Yahia Moussa et de Draâ El-Mizan. «Pour se rendre au chef-lieu de notre daïra, il faut louer un clandestin, et la route est entièrement dégradée obligeant à transiter par Maâmar. Une injection vous reviendra à plus de six cents dinars de frais de transport. Pourquoi nos autorités ne trouvent-elles pas un moyen pour relancer le projet? Et le problème sera résolu», estimera un autre intervenant. Tout le monde souhaite que cet appel ait un écho auprès de l'actuelle APC afin de lui dégager une enveloppe dans le cadre des PCD. «Si les exécutifs communaux qui se sont succédé à la tête de notre APC depuis 1997 nous avaient écoutés, cette salle serait opérationnelle depuis des années», soulignera le deuxième intervenant. En tout cas, cette salle de soins se fait de plus en plus désirer par les citoyens de cette grappe de villages dont la plupart sont démunis et ne peuvent aller se soigner ailleurs. Par ailleurs, les jeunes souhaitent qu'un foyer de jeunes soit inscrit à leur intention pour apporter un peu d’animation et de vie dans ces villages où même l'aire de jeux commence à se dégrader.

A. O.

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