Par DDK | 16 Juillet 2018 | 1425 lecture(s)

Aïn El Hammam

Il fut un temps, l’ex-FAJ...

L’inexistence d’un stade de football à Aïn El Hammam est une entrave à l’éclosion de jeunes talents dont regorgent les villages. Les différentes petites catégories en formation sont vouées à la déperdition. Arrivés en séniors, les jeunes n’ont d’autre choix que de rentrer dans les rangs comme leurs aînés qui ont eu, eux également, à mettre un trait sur leur espoir d’émerger un jour à un haut niveau. Outre le handball, moins populaire que le football, la jeunesse locale doit s’inventer des loisirs suivant les moyens. Depuis que la maison de jeunes a été transférée «provisoirement» au secteur de l’Éducation, les jeunes de la commune d’Aïn El Hammam voient leurs activités culturelles se résorber un peu plus. De l’ex FAJ (foyer d’animation de jeunes), il ne subsiste que le bureau et deux petites pièces où se bousculent des dizaines de personnes qui s’acharnent à maintenir «en vie» leur activité de musique. Mais, au point où en sont les choses, les musiciens et autres adhérents de la maison de jeunes ne tarderont pas à libérer les lieux. L’ancien directeur a été affecté dans un autre établissement pour pousser les jeunes à libérer la place au profit de l’école primaire qui occupe la quasi-totalité des locaux transformés en salles de classe et cantine. Et puisque l’Éducation n’est toujours pas en possession de la totalité des lieux, deux directions différentes (l’Éducation et la Jeunesse) continuent de partager le même établissement. Le personnel du secteur éducatif et les parents d’élèves ne semblent pas satisfaits de cet établissement arraché à la direction de la jeunesse et des sports. L’espace et la configuration des lieux ne répondent pas aux normes d’une école où doivent se mouvoir plusieurs centaines d’enfants. Par ailleurs, l’état de la structure vieillotte, semble avoir fait son temps et n’a rien de rassurant du fait de la présence de lézardes béantes sur les murs. Les jeunes désabusés disent qu’ils ont «perdu la maison de jeunes sans que les enfants bénéficient d’une école convenable». L’APC se doit donc de dénicher un terrain pour recevoir la construction d’une école primaire en projet depuis plusieurs années, et rendre à ces jeunes leur «maison». La DJS est, elle aussi, contrainte de «rafistoler» cette maison de jeunes et de la redynamiser. Il n y a pas longtemps, près d’une dizaine de clubs, dont l’astronomie, la musique, l’informatique et autres s’étaient distingués par leurs activités en ces lieux sous la houlette de l’ex directeur.
A. O. T.

0