Par DDK | 16 Juillet 2018 | 1500 lecture(s)

Draâ El-Mizan

Rush sur l'eau de source

Bien que distribution de l’eau potable se soit nettement améliorée à Draâ El-Mizan depuis le raccordement au barrage Koudiet Acerdoune (Bouira), les fontaines publiques ne désemplissent pas. Il s’agit, notamment, de Tala Frasse et Tala N'Béchar, sises sur la RN68, à la sortie de la ville vers Tizi-Gheniff, en sus de Tala Ighil Ivouslamène, Tala N'Hénia, Tala Italachène et El Anceur. Ainsi, il n'échappe à personne de passage sur la RN68 de constater des files de véhicules qui se forment devant les deux points d'eau s’y trouvant. «Ce n'est pas l'eau potable qui nous manque, puisque nous sommes desservis pratiquement 24h/24. Mais l’eau qui coule du robinet n'a pas de goût, c'est pourquoi nous préférons la remplacer par l'eau de source. Et puis, cette année, le débit de ces sources s’est multipliée par deux, voire trois», souligne un habitant du quartier dit «L'abattoir». Cependant, il ne manquera pas de faire remarquer que ce liquide précieux est souvent gaspillé : «Il faudrait que les consommateurs aient cette habitude de ne puiser que la quantité dont ils ont réellement besoin. Pourquoi remplissent-ils tant de jerricans ? Il faudrait penser aux autres», estime-t-il. En tout cas, ces sources d'eau naturelle sont prises d'assaut aussi bien par les habitants de la commune que par les passagers dans la région. Au niveau de Tala Frasse, à Boufhima, le constat est le même. «C'est un point d'eau où on aime rester toute la journée, d'autant plus que son eau est pure, limpide et glacée. Elle arrive d'en haut, de la montagne. On raconte que ce sont les colons qui l'avaient aménagée. Nous exhortons les usagers de cette route à éviter son gaspillage parce qu'à partir de la fin du mois d'août, son débit diminuera significativement», dit un jeune accosté avec ses camarades en train de jouer aux cartes devant cette fontaine. A noter que la direction de l'hydraulique a programmé d'autres sources pour captage et aménagement. «C'est un programme qui s'étale sur plusieurs années. Chaque année, nous avons quatre à cinq sources d'eau naturelle qui sont aménagées. Avec la participation des comités de villages, nous établissons des fiches techniques qui seront soumises aux responsables concernés», confiera un élu à l'APC. «Au lieu de s'approvisionner en eau chez les supérettes, il est plus utile d'avoir son eau gratuitement», soulignera un consommateur, qui étant en train de remplir des bouteilles en plastique à Tala Frasse.

Amar Ouramdane

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