Par DDK | 19 Juillet 2018 | 1718 lecture(s)

Taourirt Menguellet

Ouverture d’une piste carrossable

Les forêts et les oliveraies appartenant aux habitants de Taourirt Menguellet, un village de la commune d’Aïn El-Hammam, seront bientôt reliées à la RN71 par une piste agricole.

Inaccessibles par véhicules, certains champs ont même été abandonnés par leurs propriétaires, rebutés par les difficultés du terrain accidenté et envahis par les ronces. C’est à partir du lieu dit «Les Hongrois», à quelques centaines de mètres de Taourirt Menguellet, que les engins ont pris le départ suivant l’ancienne piste muletière. Le tracé a été effectué de façon à désenclaver le maximum de propriétés tout en évitant les oppositions des riverains, peu nombreux au demeurant. Un engin de type case a donc été mobilisé à cet effet. Seul le bruit du moteur qu’on entend au loin, indique que les travaux, suspendus quelques jours, ont repris au grand bonheur des propriétaires de champs éloignés. Actuellement, les travaux de la piste s’engouffrent vers les propriétés situées au bas des villages d’Ath Khlef qui en profiteront également. Cette piste, informe-t-on, rejoindra, à près de deux kilomètres plus loin, la ceinture contournant ces villages qui débouchent près de l’embranchement, sur la même nationale. Certains paysans aimeraient, eux également, avoir un accès à leurs champs enclavés qu’on ne peut atteindre qu’en une heure de marche, en pleine forêt, du côté des champs appelés «Issoumar». Cependant, il n’est pas sûr que les travaux atteignent ces champs puisque, souligne-t-on, le budget alloué à la piste ne permet pas de dépasser les trois kilomètres et demi. Il est à noter que plusieurs pistes ont été ouvertes, ces derniers temps, pour désenclaver des champs au bonheur de leurs propriétaires. Il faut aussi savoir qu’en plus des agriculteurs, ces opérations d’accès aux forêts profondes vont aussi faciliter le "travail" des braconniers qui rejoindront aisément les tanières des animaux de la forêt. D’aucuns espèrent que la nouvelle organisation des chasseurs arrivera à sensibiliser les «destructeurs» de la faune locale avant que certaines espèces ne disparaissent de la région. Les défenseurs de l’environnement, quant à eux, estiment qu’il existe un peu trop de pistes. Même si elles permettent l’intervention plus aisée de la protection civile, en cas d’incendie, elles perturbent en partie l’écosystème, avancent-ils.
A. O. T.

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