Par DDK | 21 Juillet 2018 | 1328 lecture(s)

AÏN EL HAMMAM - Le 1er cas enregistré il y a un mois

Mort mystérieuse des lapins

Les cyniculteurs de la région d’Aïn El Hammam se plaignent d’un phénomène qui entraîne la mort de leur cheptel.

Des lapins frappés par une mort instantanée, sans qu’aucune maladie connue d’eux n’en soit à l’origine. Avant de mourir foudroyé, le sujet, en bonne santé quelques instants auparavant, se tortille et pousse des cris. «Ils saignent du nez et meurent d’une crise cardiaque», nous disent les concernés qui s’étaient consultés au marché hebdomadaire. Tous sont unanimes pour dire, que les pertes sont élevées. Mouloud un paysan d’Ath Bouyoucef, connu comme l’un des meilleurs agriculteurs de la région, se désole de «la perte de plus de cinquante pour cent de mon cheptel en l’espace de quelques jours.» Selon lui, la maladie a débuté il y a près d’un mois. Quant à l’origine du mal, les cyniculteurs de Michelet et d’Ath Bouyoucef semblent tomber d’accord pour incriminer l’aliment qu’ils utilisent en ce moment. «Jusqu’à il y a un mois, nous nourrissions nos lapins avec un produit fabriqué à El Kseur, dans la wilaya de Béjaïa. Depuis l’arrêt de cette fabrique, nous avons été obligés de nous rabattre sur une autre marque. C’est depuis, que nous faisons face à ce phénomène. Lorsqu’on sait qu’un gros lapin dépasse allègrement 1500 dinars, on ne peut que comprendre le désarroi des éleveurs qui voient leurs clapiers se vider à vue d’œil. Les lapins mis en vente au marché de Michelet, mardi dernier, semblent en bonne santé. Le vendeur à qui nous avons fait remarquer leur état, nous dit qu’« ils peuvent mourir maintenant, devant vous, sans aucune raison apparente.» Celui-là avoue tout de même, que la mortalité de son élevage « a beaucoup diminué, depuis que je suis allé ailleurs chercher une autre marque d’aliment». Nous savons que, périodiquement, la mort limitée à quelques sujets guette toujours les lapins élevés à l’ancienne, sans vaccin ni conditions d’hygiène draconiennes que nécessite la profession. Mais c’est la première fois qu’un pareil phénomène est signalé dans les grands élevages. Il reste à déterminer si la mortalité importante du cheptel cunicole est effectivement due aux causes citées par les éleveurs, ou à une maladie non diagnostiquée. Une tâche qui incombe aux services sanitaires concernés.
A.O.T.

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