Par DDK | 30 Juillet 2018 | 803 lecture(s)

Aïn El Hammam

Les Ath Amer Oussaïd attendent toujours le goudron

Attribué à une entreprise privée par la direction des travaux publics de la wilaya de Tizi-Ouzou, les travaux portant bitumage de la piste menant à trois villages d’Ath Amer Oussaid, situés à trois kilomètres à l’ouest du chef-lieu d’Aïn El Hammam, n’est pas près de voir le jour. L’avis d’attribution paru dans la presse du 20 juillet 2017 stipule que, conformément aux dispositions de l’article 65 … la Direction des Travaux Publics de la wilaya de Tizi-Ouzou informe … que le revêtement de la piste Aourir, Tasga Melloul, Ighil bogni est confié à l’entreprise SARL M. pour un montant de 57.002.785,00 DA. Quant aux délais de réalisation du bitumage inscrit dans le cadre des PSD (plans sectoriels de développement), ils ne devraient pas dépasser six mois. Or, deux années viennent de passer sans que les habitants ne voient le début des travaux. L’état de la route, dont le revêtement devait être terminé depuis longtemps, continue de se dégrader et de rebuter les automobilistes qui aimeraient se rendre dans les villages concernés. Les chauffeurs ne parlent plus de nids de poules mais de «gouffres» en certains endroits où les châssis de leurs automobiles raclent ce qu’il reste du vieil asphalte. La boue de l’hiver laisse maintenant place à la poussière qui recouvre les maisons environnantes et incommode les passagers des véhicules et les piétons. «Les riverains, notamment les nombreuses habitations du village de Tillilit situées en bordure de la route, devraient tirer profit de la réhabilitation de cette piste dont les travaux s’étaleront sur 2600 mètres linéaires», nous apprend monsieur Hoceini Nacim, vice-président de l’APC d’Ain El Hammam dont dépendent ces agglomérations. Par ailleurs, notre interlocuteur, que nous avons questionné, il y a quelques jours sur le bitumage de la route d’Ouaghzen et de Tamedjout, nous apprend que l’entreprise chargée du revêtement devait reprendre «incessamment» les travaux qu’elle a abandonnés depuis plusieurs mois. Les habitants quant à eux, nous font part de leur colère contre le maitre d’œuvre. «Nous avons constaté qu’ il a envoyé des engins sur place pendant deux jours, pour calmer notre colère, avant de les retirer sans que les travaux ne reprennent», nous dit Si Rabiaa, un membre du comité du village de Taourirt Menguellet, une agglomération concernée également par le revêtement. En attendant, les requêtes aux différents services de la commune et de la daïra se font de plus en plus nombreuses. «Nous ne voulons pas qu’il (l’entrepreneur) attende l’hiver pour poser le goudron qui sera endommagé rapidement par les intempéries», craignent les concernés.

A. O. T.

0