Par DDK | 1 Aout 2018 | 2428 lecture(s)

Aïn El Hammam

Arrivée massive de vacanciers

Une grande animation règne dans la région d’Aïn El Hammam depuis le début du mois de juillet.

Les rues de la ville, comme toutes les routes de la commune, sont submergées de voitures immatriculées à d’autres wilayas pour certaines et à l’étranger pour d’autres. Ces dernières sont originaires d’Allemagne et surtout de France. Si, pour les locaux, parler de vacances signifie quitter le pays pour d’autres horizons, nos émigrés, quant à eux, du moins la plupart, ne conçoivent pas un séjour de repos en dehors du village qui a bercé leur enfance. Ils prennent souvent le chemin inverse des autochtones qui possèdent les moyens d’aller voir d’autres cieux : en Tunisie, en France ou en Espagne. Beaucoup de nos concitoyens de l’autre rive de la Méditerranée programment leurs vacances en fonction des fêtes de mariage de leurs proches, auxquelles ils se font un point d’honneur d’assister. «On ne peut pas laisser passer l’occasion de danser au son de t’bel. J’attends avec impatience la fête de mon cousin pour me défouler», confie un quadragénaire qui revient au pays pour la première fois depuis dix ans. En attendant, il profite de l’animation qui règne au village à l’occasion. Les nuits sont longues. On se couche de plus en plus tard. Les soirées dansantes avec DJ, t’bel ou à défaut avec «ourar», sont retrouvées le temps d’un mois de vacances. On replonge dans les habitudes d’antan et on ne pense pas partir avant d’avoir fait «le plein» et goûté aux premières figues, qui tardent tout de même à mûrir cette année. La plage pour se défouler de temps à autre n’est pas loin. On doit repartir bien bronzé. Tigzirt ou Azeffoun sont à moins de deux heures de route de l’ex-Michelet pour ceux qui boudent la côte béjaouie. Les plus préventifs qui ont pris la peine de ramener une voiture y vont dès que l’envie leur prend ou que leurs enfants désirent faire trempette. D’autres louent des fourgons comme pour une fête. Ce sont alors tous les cousins et neveux qui en profitent pour une journée de bronzage. Mais les amoureux de la mer ont déjà acquis des maisons près de la plage, du côté de Béjaïa pour nombre d’entre eux. Les moins nantis y louent des appartements ou des chambres d’hôtels où ils passent le plus clair de leurs séjours. Ceux-là, on les voit arriver pour passer quelques jours au village, puis s’en vont pour ne revenir que dans quelques années.

A. O. T.

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