Par DDK | 4 Aout 2018 | 1188 lecture(s)

Larbâa Nath Irathen Le poulet franchit les 450 DA

Les raisons d’une flambée

Les pères de familles n’arrivent plus à voir le bout du tunnel, ils n’en finissent pas avec les hausses des prix de divers produits, même de large consommation, au point de ne plus pouvoir suivre la cadence. Une hausse qui malheureusement affecte la classe moyenne et à faibles revenus. Un sacrifice de plus qui pèse lourd sur le budget des familles, qui doivent encore retirer de leurs listes d’achats d’autres produits censés être de première nécessité, tels que la viande, le poisson, les fruits et certains légumes. Avec les nouveaux tarifs des viandes blanches, le poulet et le poisson, qui ornent généralement la table du pauvre, sont désormais un luxe inaccessible. «A ma grande surprise, le poulet a franchi la barre des 450 DA, alors qu’il ne dépassait pas les 300 DA il y a moins d’un mois. Du jour au lendemain, il frôle les 500 DA, et les légumes, je n’ose même pas y penser», dit un retraité rencontré au sortir d’une boucherie, visiblement tourmenté. D’après le boucher, la forte demande est certes pour quelque chose dans cette hausse des prix, mais elle n’est pas la vraie raison ! Il explique, que «durant la saison chaude, les poulaillers des plaines ferment à cause des fortes chaleurs. Le poussin, dit-il, très fragile, ne supporte pas les pics de chaleur et meurt avant maturité. Les seuls poulaillers qui activent durant ces chaleurs sont ceux des montagnes, où la température est un peu clémente, surtout la nuit. Cela engendre une rareté du produit que les barons du marché savent créer. Nous, au même titre que les clients, sommes alors pris entre le marteau et l’enclume», résume-t-il.

Youcef Ziad

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